[Lutecium-group] Le déclin du nom du père
Jean-françois Doucet
jeanfd at admin.uio.no
Mon Apr 6 12:43:41 UTC 2009
Merci de votre courriel auquel on ne peut reprocher l'étroitesse d'esprit !
Vous écrivez :
"De moins en moins de père, est-ce de plus en plus de mère ? Est-ce si
horrible que cela ?"
Bien sûr que non, les mères ne sont pas horribles - j'écrirais que les
femmes sont souvent belles au sens où, ayant soigné des femmes
centenaires, aux yeux d'un homme comme moi, leurs rides et leur peau
frippée peuvent avoir une certaine beauté - les mères ne sont donc pas
horribles, disais-je, loin de là, les femmes encore moins si l'on se
souvient de toute éternité du nez de Cléopatre qui aurait changé la face
de César et du monde entier, et je ne sais plus très bien où dans S.
Freud, il est parlé de ce pouvoir des femmes sur les hommes, du fait même
qu'elles sont femmes, femmes-femmes, femmes-mères, la liste serait longue
pour essayer de décrire la feminité -la feminitude au sens de la négritude
de Senghor ou de Césaire ? puisque la description du continent noir est
hors clôture logocentrique - tout cela pour dire que la question n'est pas
là de savoir si les mères sont horribles, d'autant plus que techniquement
parlant la génétique accouchant de l'épigénétique - D. notert médecin sait
peut-être où l'épigénétique peut nous mener sur ce sentier où la propriété
intellectuelle n'existant pas (ou peu), nos gênes maintenant appartiennent
aux Sociétés multinationales qui prennent des brevets dessus - que la
génétique accouchant à l'heure actuelle de l'épigénétique, une
homosexuelle argentine peut se faire inséminer par un donneur anonyme
indifféremment homo ou hétérosexuel ou même-bisexuel (le) avec toutes les
chances d'avoir un bébé en bonne et due forme, disons biologiquement
parlant en ayant au mieux éviter les risques de l'eugénisme !
Et jusqu'à présent, non obstant le tapage médiatique autour des clônes de
Dolly ou du Mammouth de Sibérie dont on a envisagé de ressusciter
l'espèce, les homo sapiens de sexe feminin sont encore les meillleures
matérielles biologiques pour fabriquer des petits-d'hommes en bonne et due
forme (bis repetita placent pour l'occasion) ! Donc l'horreur n' est pas
de ce coté-là !
Les difficultés viendraient plus du coté de la vie des progénitures sans
père pour les éduquer ! Si vous admettez - certes pas sans discussions -
si vous admettez donc une loi que je formulais avec une amie sur la dette
symbolique qui serait d'autant plus grande que les pères auraient
démissionné devant les mères pour l'éducation et la formation des enfants,
vous pouvez vous faire une idée des "enfants sans père ", au moins au sens
d'enfants sans père spirituel si j'ose dans une docte assemblée comme la
vôtre très lacanienne emprunter à la gente religieuse la séparation de
l'esprit et du corps pour éviter le trop grec psychosoma qui désignerait
et l'esprit et le corps. " Enfants sans père " ou dont le père serait
réduit à la portion congrue c'est-à-dire au très biologique génôme
dépossédé de la propriété intellectuelle puisque les Sociétés
Multinationales n'hésitent pas de nos jours à possèder jusqu'à nos gênes
pour en faire des gros sous,
http://www.jf-doucet.com/A-qui-appartient-le-virus-du-SIDA
les mères, sans être horribles sont peut-être horrifiées de devoir
chercher des hommes comme autant d'aiguilles dans une botte de foin ou de
devoir élever seules leurs enfants. Quant aux "enfants sans père", on
pourrait leur demander ce qu'ils pensent du divorce (hors mariage) des
parents avant même d'être mariés, ou de leur chance d'être nés pendant les
congés payés en passant sous silence les avortements qui ont été pratiqués
pour permettre à certaines femmes d'aller se bronzer sur les plages au
charme petit-bourgeois indéniable, on pourrait leur demander, faire des
statistiques sur leur bonheur : les conclusions seraient sans doute
proches des miennes que l'idéal (même le plus économiquement parlant) est
une homo sapiens mariée (ou tout comme) à un homo sapiens ( pas
nécessairement sapiens sapiens ) pour suffisamment de temps pour pouvoir
éviter de donner du travail aux psychiatres embauchés dans les familles
recomposées pour assurer un mininum de confort psychologique à la
progéniture ou pour permettre les divorces précipités dans le but avoué de
préserver la dite progéniture issue des ébats conjugaux dont J. Lacan, à
juste titre à mon avis, affirmait qu'ils n'avaient de conjugal que
l'absence de relation entre les sexes!
Déclin du père après la crise du patriarquat ?
Bien cordialement
Jean-francois Doucet
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
>
> Puisque, lors du dernier Cien, on débattait sur un certains nombres de
> questions sociales, il serait intéressant de s?arrêter sur un constat qui
> semble faire l?unanimité dans les cercles lacaniens. Ce consensus tourne
> autour d?un événement qui n?est pas que social mais plutôt
> civilisationnelle : « Le déclin du Nom-du-père ».
> Qu?est-ce à dire « Le déclin du Nom-du-père » ? Quelles conséquences ?
> Pourquoi serait-ce si grave ? Comment ça se voit ? Autrement dit, il
> s?agirait là de montrer que ce n?est pas une question abstraite. De moins
> en moins de père, est-ce de plus en plus de mère ? Est-ce si horrible que
> cela ?
>
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Jean-françois Doucet
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