[Topologos-workshop] Fwd: Notes et compléments sur l'atelier de mardi par Pierre Belon
caterine hagege
caterine.hagege at gmail.com
Thu Sep 21 19:10:53 UTC 2023
Merci à vous!
Le jeu. 21 sept. 2023 à 16:51, Jacques B. Siboni <jacsib at lutecium.org> a
écrit :
>
> --
> Jacques B. Siboni mailto:jacsib at Lutecium.org
> 8 pass. Charles Albert, F75018 Paris, France
> Tel: +33 142 287 678 Port: +33 612 536 959
> Home Page: http://jacsib.lutecium.org/
> Lutecium pages: http://www.lutecium.org
>
>
>
>
> ---------- Forwarded message ----------
> From: Pierre Belon <pierre.belon at wanadoo.fr>
> To: <jacsib01 at gmail.com>
> Cc:
> Bcc:
> Date: Thu, 21 Sep 2023 15:57:54 +0200
> Subject: Notes et compléments sur l'atelier de mardi
>
> Chers amis
>
>
>
> Je vous ai promis mes notes préparatoires à l’issu de l’atelier.
>
> Les voici, avec néanmoins un complément étymologique, après le débat que
> nous avons eu, pour retrouver le contexte dans lequel Freud utilise le mot
> anlehnung.
>
> Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit de l’optimisme de Freud, à propos de
> la sublimation, et du relatif pessimisme de Lacan. Il y a là quelque chose
> de plus à travailler.
> L’anaclitique
>
> *Aujourd’hui nous devons parlerons de l’anlehnung comme élément
> fondamental de la structuration du Moi du point de vue de la topologie
> psychanalytique :*
> Etymologie (complément)
>
> *Anaclise (substantif) et anaclitique (adjectif)* constituent la
> traduction en français du mot *Anlehnung*, très usité dans la langue
> allemande, et utilisé de façon spécifique par Freud dans deux articles
> majeurs : *Trois essais sur les théories sexuelles* (1905) et *Pour
> introduire le narcissisme* (1915).
>
> Voici les 9 occurrences de ce mot dans le texte de Freud :
> Trois essais1
>
> *Die Afterzone ist ähnlich wie die Lippenzone durch ihre Lage geeignet,
> eine Anlehnung der Sexualität an andere Körperfunktionen zu vermitteln.*
>
> *La zone anale, tout comme la zone des lèvres, est adaptée, en raison de
> son emplacement, à transmettre **un lien **entre la sexualité et d'autres
> fonctions corporelles.*
> 2
>
> *Wer das Bedürfnis hat, diese große Lücke in unserem Wissen durch eine
> vorläufige Annahme auszufüllen, der wird sich unter Anlehnung an die
> wirksamen Stoffe, die in der Thyreoidea gefunden worden sind, etwa folgende
> Vorstellung machen:*
>
> *Quiconque ressent le besoin de combler cette grande lacune de nos
> connaissances par une hypothèse provisoire, qui sera **basé sur** les
> substances efficaces, qui ont été retrouvés dans la thyroïde, donnent
> l'idée suivante :*
> 3
>
> *In freierer Anlehnung an diese Vorbilder geht wohl die Objekt wähl
> überhaupt vor sich.*
>
> *La sélection des objets **s'appuie** probablement plus librement sur ces
> modèles.*
>
> *ojbjektwahl. Il n’est pas complètement exempt de l’influence de la même
> chose. C’est un écho clair de cette phase de développement lorsque le
> premier engouement sérieux pour le jeune homme, comme c’est si souvent le
> cas, est pour une femme mûre, celui de la fille pour un homme plus âgé doué
> d’autorité, ce qui peut animer l’image de la mère et du père. D’une manière
> plus libre **basée sur ces modèles**, le choix de l’objet est
> probablement en cours.*
>
> *Surtout, l’homme cherche l’image de la mémoire de la mère, telle qu’elle
> l’a dominé depuis le début de l’enfance; Il est tout à fait cohérent avec
> cela lorsque la mère qui est encore en vie résiste à son renouvellement et
> la rencontre avec hostilité. Avec une telle importance des relations de
> l’enfant avec les parents pour le choix ultérieur de l’objet sexuel, il est
> facile de comprendre que toute perturbation de ces relations d’enfance a
> les conséquences les plus graves pour la vie sexuelle après la maturité ;
> Même la jalousie de l’amant ne manque jamais de la racine infantile, ou du
> moins du renforcement infantile. Les désaccords entre les parents
> eux-mêmes, le mariage malheureux de la même, provoquent la prédisposition
> la plus grave à perturber le développement sexuel ou la maladie névrotique
> des enfants.*
> 4
>
> *Die infantile Neigung zu den Eltern ist wohl die wichtigste, aber nicht
> die einzige der Spuren, die, in der Pubertät auf gefrischt, dann der
> Objektwahl den Weg weisen. Andere Ansätze derselben Herkunft gestatten dem
> Manne noch immer in Anlehnung an seine Kindheit mehr als eine einzige
> Sexualreihe zu entwickeln, ganz verschiedene Bedingungen für die Objektwahl
> auszubilden.*
>
> *L'inclination infantile envers les parents est probablement la plus
> importante, mais pas la seule, des traces qui, rafraîchies au cours de la
> puberté, indiquent ensuite la voie au choix des objets. D'autres approches
> encore de même origine permettent à l'homme**, à partir de son enfance,
> développer plus d'une seule série sexuelle, développer des conditions
> complètement différentes pour le choix des objets.*
>
>
>
> Dans les quatre paragraphes évoqués, on trouve effectivement le mot *lien
> (bind)* comme on l’a vu lors de l’atelier, et le la notion *d’appuyer
> contre, d’hypothèse, d’à partir de, d’analogie, d’étayage* aussi.
>
> Mais l’idée que ces processus actifs vont se répartir en deux types :
> narcissiques et anaclitiques, n’est pas encore évoquée, comme éléments
> clefs pour la structuration du moi. Ils sont seulement observés dans le
> discours des patients.
> Pour introduire le narcissisme1
>
> *Die Sexualtriebe lehnen sich zunächst an die Befriedigung der Ichtriebe
> an, machen sich erst später von den letzteren selbständig; die Anlehnung
> zeigt sich aber noch darin, daß die Personen, welche mit der Ernährung,*
>
> *Les pulsions sexuelles reposent initialement sur la satisfaction des
> pulsions du Moi et ne deviennent indépendantes de ces dernières que plus
> tard ; Cependant, **le lien** reste visible dans le fait que les
> personnes responsables de la nutrition,*
> 2
>
> *Wir haben nun nicht geschlossen, daß die Menschen in zwei scharf
> geschiedene Gruppen zerfallen, je nachdem sie den Anlehnungs- oder den
> narzißtischen Typus der Objektwahl haben, sondern ziehen die Annahme vor,
> daß jedem Menschen beide Wege zur Objektwahl offen stehen, wobei der eine
> oder der andere bevorzugt werden kann.*
>
> *Nous n'avons pas conclu que les gens se répartissent en deux groupes
> nettement différenciés, selon qu'ils ont un choix d'objet de type *
> *attachement** ou narcissique, mais nous préférons plutôt supposer que
> les deux voies vers le choix d'objet sont ouvertes à chaque personne, à
> elle de préférer l’une ou l’autre.*
> 3
>
> Die volle Objektliebe nach dem Anlehnungstypus ist eigentlich für den Mann
> charakteristisch.
>
> L’amour d’objet selon le *type d’attachement* est en réalité
> caractéristique des hommes.
> 4
>
> *Eine kurze Übersicht der Wege*
>
> *zur Objektwahl mag diese andeutenden Bemerkungen beschließen. Man liebt:
> l) Nach dem narzißtischen Typus: *
>
> *a) was man selbst ist (sich selbst), *
>
> *b) was man selbst war, *
>
> *c) was man selbst sein möchte, *
>
> *d) die Person, die ein Teil des eigenen Selbst war. *
>
> *Zur Einführung des Narzißmus *
>
> *2) Nach dem Anlehnungstypus; *
>
> *a) die nährende Frau, *
>
> *b) den schützenden Mann und die jn Reihen von ihnen ausgehenden
> Ersatzpersonen. Der Fall c) des ersten Typus kann erst durch später
> folgende Ausführungen gerechtfertigt werden. *
>
> *Bref aperçu des chemins possibles :*
>
> *A propos du choix de l’objet on peut adopter ces conclusions suggestives.
> On aime :*
>
> *l) Selon **le type narcissique** : *
>
> *a) ce que l’on est (soi-même), *
>
> *b) ce que vous étiez vous-même, *
>
> *c) ce que vous voulez être vous-même, *
>
> *d) la personne qui faisait partie de soi. *
>
> *2) Selon le **type d’inclinaison (anaclitique)** ; *
>
> *a) la femme nourricière; *
>
> *b) l’homme protecteur et les personnes de substitution dans leurs rangs.*
>
> *Le cas c) du premier type ne peut être justifié que par des explications
> ultérieures. *
> 5
>
> *Da sie bei dem Objekt-typus oder Anlehnungstypus auf Grund der Erfüllung
> infantiler Liebesbedingungen erfolgt, kann man sagen; Was diese
> Liebesbedingung erfüllt, wird idealisiert.*
>
> *Puisque dans **le type d'objet ou d'attachement**, cela se produit sur
> la base de la réalisation de conditions d'amour infantiles, on peut dire :
> Tout ce qui remplit cette condition d’amour est idéalisé.*
> Editions françaises et ultérieures
>
> *L’activité sexuelle s’étaye tout d’abord sur une des fonctions servant à
> la conservation de la vie et ne s’en affranchit que plus tard a.*
>
> *a. Phrase ajoutée en 1915. Cf. « Pour introduire le narcissisme »
> (1914c), II.*
>
> *Le suçotement ou succion voluptueuse nous a permis de distinguer les
> trois caractères essentiels d’une manifestation sexuelle infantile. Celle
> ci apparaît par étayage sur une des fonctions vitales du corps b, elle ne
> connaît encore aucun objet sexuel, est autoérotique et son but sexuel est
> sous la domination d’une zone érogène.*
>
> *a. « Toutes », uniquement dans la première édition.*
>
> *b. Ce premier caractère n’apparaît qu’à partir de 1915 ; les éditions
> antérieures ne mentionnent que les deux suivants.*
>
> *A **En raison de sa situation, la zone anale, tout comme la zone
> labiale, est propre à servir d’intermédiaire à l’étayage de la sexualité
> sur d’autres fonctions du corps. P 110*
> 3
>
> *ACTIVITÉ DE LA ZONE ANALE*
>
> *En raison de sa situation, la zone anale, tout comme la zone labiale, est
> propre à servir d’intermédiaire à l’étayage de la sexualité sur d’autres
> fonctions du corps. Il faut se représenter la signification érogène de cet
> endroit du corps comme très grande à l’origine. Par la psychanalyse, on est
> alors*
>
> *La sexualité
> infantile____________________________________________________________________________________________________________________
> Ili*
>
> *instruit, non sans étonnement, des transformations que connaissent
> normalement les excitations sexuelles qui en procèdent et de la fréquence
> avec laquelle cette zone conserve durant toute la vie une part considérable
> de stimulabilité génitale 1.*
>
> *1. [Ajouté en 1910 J Cf. les essais : « Caractère et érotisme anal »
> (1908 b) [Ajouté en 1920 :1 et « Sur les transformations des pulsions, plus
> particulièrement dans l’érotisme anal » (1917 c).*
> 4
>
> *1. [Ajouté en 1915 :] La psychanalyse nous enseigne qu’il existe deux
> voies pour la découverte de l’objet, premièrement celle dont nous parlons
> ici, celle de l’étayage sur les modèles infantiles précoces et,
> deuxièmement, la voie narcissique, qui recherche le moi propre et le
> retrouve dans l’autre. Cette dernière a une importance toute particulière
> dans l’évolution pathologique des cas, mais elle n’a pas sa place dans le
> présent contexte. [Voir sur ce point « Pour introduire le narcissisme »
> (Freud, 1914 c).]*
> 5
>
> *Les rêves ne sont souvent rien d’autre que des reviviscences de fantasmes
> de ce genre, sous l’influence d’un stimulus diurne laissé par la vie
> éveillée (« restes diurnes ») **et par étayage sur celui‑ci** [cf.
> L’interprétation des rêves (1900 a), VI, 9, p. 419‑4201.*
> 6
>
> *CHOIX D’OBJET INFANTILE*
>
> *ter la fixation incestueuse de sa libido n’échappe pas totalement à son
> influence. C’est manifestement en écho de cette phase du développement*
>
> *Les métamorphoses de la puberté
> _________________________________________________________________________________________________________
> 173*
>
> *que la première passion amoureuse d’un jeune homme s’adresse, comme on le
> voit si fréquemment, à une femme d’âge mûr, et celle d’une jeune fille à un
> homme d’un certain âge investi d’autorité, qui sont à même de faire vivre
> pour eux l’image de la mère et du père 1. D’une manière générale, il est
> vraisemblable que le choix d’objet se fait en s’étayant assez librement sur
> ces deux modèles. P173*
> 7
>
> *L’inclination infantile pour les parents est sans doute la plus
> importante ‑ non toutefois la seule ‑ des traces qui, après avoir été
> ravivées à la puberté, montrent la voie au choix d’objet. D’autres éléments
> de même origine permettent à l’homme, toujours par étayage sur son enfance,
> de développer plus d’une série sexuelle, de forger*
>
> *174
> ________________________________________________________________________________________________________
> Trois essais sur la théorie sexuelle*
>
> *pour son choix d’objet des déterminants tout à fait différents*
>
> *Il n’est pas facile c de mesurer l’efficacité relative des facteurs
> constitutionnels et des facteurs accidentels. Dans la théorie, on tend
> toujours à surestimer les premiers ; la pratique thérapeutique souligne
> l’importance des seconds. On ne devrait en aucun cas oublier qu’il existe
> entre les deux un rapport de coopération et non d’exclusion. Le facteur
> constitutionnel doit attendre des expériences vécues qui le mettent en
> valeur, l’accidentel a besoin **d’un étayage sur la constitution **pour
> entrer en action. On peut se représenter la plupart des ceux qu’elle aime
> tout ce qu’elle possède et ce à quoi elle pourrait prétendre, toute sa
> fortune et ses espérances, sans attendre de récompense. L’enfance de cette
> jeune fille est dominée par un besoin insatiable de tendresse qui se
> transforme en cruauté à une occasion où elle est délaissée pour une autre.*
>
> *c. La suite de ce paragraphe et la totalité du paragraphe suivant furent
> ajoutées en 1915.*
> άνάκλισιζ , anaclise, anaclitique
>
> Mot savant, de άνακλινω, ειν : *incliner (κλινω), (άνα) de bas en haut*,
> se dresser sur une couche (se lever), incliner en hauteur, en arrière,
> replier sur soi-même donc en hauteur (pente). (saut en hauteur en rouleau
> de l’athlète moderne)
>
> Substantif : άνάκλισιζ = action de s’étendre à la renverse, de se coucher*,
> de se dresser sur une couche, réveil.* L’anaclise, c’est un réveil, quand
> on se met debout.
>
> Le verbe κλινω, ειν c’est *faire pencher, incliner, abaisser ou relever,
> étendu à terre ou au lit* (français clinique), et *avec ana :* accomplir
> une action de bas en haut *; *et le substantif : *c’est le réveil, la fin
> du rester couché.*
> Problématique des traductions
>
> Les extraits du texte freudien où figure *l’anlehnung*, montre à
> l’évidence que ce mot est utilisé très fréquemment pour dire l’hypothétique
> et le référentiel : et peut se traduire par le français s’appuyer sur *:
> je m’appuie sur le code civil, la loi, la grammaire, la Bible, etc.*
>
> On en conclut facilement que l’enfant s’appuie sur des séquences
> relationnelles parlées de sa vie sociale, pour construire ou structurer des
> séquences sexuelles entièrement centrées sur la jouissance, après avoir
> abandonné la question rationnelle et sociale de l’autoconservation. Cela
> débouche sur l’autoérotisme, devenu libéré et indépendant et qui ne
> rejoindra la question des activités sociales qu’à la fin d’une certaine
> période de structuration, de l’image globale et idéalisée qu’il a de lui.
>
> On sait le scandale que ces déclarations écrites de Freud ont provoqué et
> néanmoins l’avenir fructueux de ces mêmes déclarations pour l’ensemble des
> sciences humaines.
>
> On peut imaginer que même au temps de Freud, s’il était facile *de
> s’appuyer* sur la météo ou les nuages pour savoir si on doit prendre un
> parapluie, ou sur le principe d’Archimède pour construire un bateau, il
> était plus difficile d’entendre dans la bouche d’un enfant : *je m’appuie
> sur le fait que* les sucettes cylindriques à l’anis sont faciles à
> utiliser et à digérer pour avoir envie de demander à mon frère s’il veut
> bien que je lui … ! Et c’est peut-être de là que venait le scandale, dans
> la mesure où cet *appui sur la sucette*, ou sur tout autre chose, était
> généralisé à tous les enfants de tous les pays du monde.
>
> Anlehnung désigne en allemand, le fait que les pulsions sexuelles
> s’appuient, s’aident ou se penchent sur les fonctions vitales, qui leur
> fournissent une source organique, un objet et une direction, tout en leur
> permettant de devenir indépendantes par la suite, qui apparait comme une
> étape-clef de la structuration du Moi.
>
> Enlehnung a été traduit par les traducteurs de langue anglaise, par
> *anaclisis*, qui est un néologisme savant tiré du grec et en français par
> *étayage*. Ce mot n’ayant pas d’adjectif on traduite en français
> anhlenungtypus par *choix d’objet de type anaclitique*.
>
> Dans cette gymnastique sémantique, on perd deux aspects importantes du mot
> *anhlenung*, qui ont été soulevées par l’atelier : le mot lien (issu de
> *lehnen*) (*bind* en anglais) et le mot entourage (*sie such anlehnung* : *besoin
> de sentir quelqu’un près de soi*), avec l’inconvénient que s’il y a un
> défaut dans le lien ou l’entourage, l’appui (l’étai) va flancher. En outre,
> étayage, en allemand, c’est *Absützung*.
>
> Avec le mot savant issu du grec, mais non reconnu en français, *anaclise*,
> on s’appuie sur quelque chose *qui va vers le haut* : une rampe d’accès
> en haut, un treuil, une grue avec l’appui desquels on va pouvoir s’élever.
> Quand ça n’ira pas ce sera une *cataclise* : action de se coucher. Quant
> au mot étayage, en grec, στηρίζ-ειν, στηρίζ-ω, étayer, c’est soutenir
>
> L’appui me paraît avoir est plutôt *une action structurante de quelque
> chose*, et c’est *moins statique qu’un étayage qui évoque une prothèse,
> une jambe de bois, un cri*c.
>
> L’anlehung serait alors une sorte de *Lève-toi et marche*, qu’on se
> dirait à soi-même plutôt que Continue à te regarder dans la glace ! une
> première incitation, poussée, velléité que l’enfant découvre à partir des
> soins vitaux qui lui sont apportés et de la satisfaction qui les
> accompagne, *c’est-à-dire la jouissance*. Donc : « Lève-toi et marche, *avec
> en plus jouis* » ou *« ne jouis pas ».* Le point crucial, c’est que à
> partir du « jouis » ou pas, *ça devient du sexuel*, et qu’il devient
> nécessaire de comprendre ce que Freud appelle le *sexuel*. A l’apaisement
> de la faim apporté par la nourriture, s’ajoute dès le départ quelque chose
> qui est apporté par l’autre, sans que l’enfant ait à le savoir, et qui a
> nom *l’amour, *qui, sur le plan des besoins vitaux, ne sert absolument à
> rien et à l’amour se joint obligatoirement *par l’intermédiaire de la
> parole, la censure* imposée par la loi sociale, sauf la toute première
> fois, moment mythique durant lequel le Moi réel aurait reçu toute la
> satisfaction qu’il attendait, mais qui est perdu à jamais.
> Résumé et conséquences :
>
> La pulsion (besoin corporel d’autoconservation) fondamentale c’est la
> *faim* que connait tout animal. Chez l’homme vient s’y ajouter *: l’amour
> (qui donne du plaisir et de la joie, entre la louange et l’opprobre), et*
> qui implique un *objet externe* : *à partir du moment où on cherche à
> faire l’amour avec, c’est sexuel (sexus vilere ou sexus muliebre, etc. dans
> le désordre et les affres de la névrose et de la perversion). On peut noter
> aussi que si l’auto-conservation est un besoin biologique, la pulsion
> (sexuelle ou autre, jusqu’à la sublimation) est en elle-même, une force
> linguistique plutôt que biologique. Ça, c’est Lacan !*
>
> En allemand, on perçoit plus clairement que pour que le miracle ait lieu,
> il faut qu’il y ait *quelqu’un d’autre dans le coup, qui autorise une
> imitation, une copie de l’opération* : *Anlehnung comme Imitation* =
> *copie* ou *Anlehnung comme Anschluß* branchement, raccordement, contact,
> adhésion, besoin de sentir quelqu'un près de soi.
>
> Au besoin d’autoconservation, vient s’ajouter *une Anlehnungsbedürfnis :
> besoin d’être entouré, qui n’est pourtant plus un besoin mais une pulsion.*
>
> Ca, c’est les *Trois essais sur la théorie sexuelle* de 1905.
>
> En d’autres termes, Dans le cours même de la satisfaction organique du
> besoin nutritif du nourrisson, obtenue par la succion du sein maternel, le
> sein, premier objet, *devient source de plaisir sexuel*, zone érogène.
>
> Mais *une dissociation s’effectue*, d’où naît un plaisir érotique,
> irréductible à celui obtenu par la seule satisfaction du besoin. Apparaît à
> ce moment un besoin de répéter l’activité de succion *alors que la
> satisfaction organique a été atteinte, un besoin qui est en train de
> devenir pulsionnel sur un mode autonome*.
>
> Ce sera la même chose pour toutes les fonctions corporelles auxquelles
> correspondent des pulsions d’auto-conservation, avec la constitution des
> zones érogènes correspondantes, anale, génitale, etc. *Dans le cours de
> ce processus de différenciation, la pulsion sexuelle abandonne l’objet
> extérieur pour, progressivement, fonctionner sur le mode auto-érotique*.
>
> Ainsi, ce que décrit *l’anlehnung, anaclise, étayage*, c’est la *mise en
> place du modèle originel de choix d’objet.*
>
> 1 Dans un premier temps, l’objet de la pulsion sexuelle est d’abord «
> extérieur au corps propre ».
>
> 2 Plus tard, lorsqu’il « devient possible à l’enfant de former la
> représentation globale de la personne à laquelle appartient l’organe qui
> lui procurait la satisfaction », la pulsion sexuelle perd cet objet pour
> devenir *auto-érotique*.
>
> 3 Et ce n’est qu’une fois le temps de latence dépassé que *le rapport
> originel se rétablit*.
>
> *Ainsi, la découverte de l’objet est à vrai dire une « redécouverte ».*
>
> Mais la question de l’*anlehnung* n’en est pas restée là. En 1915, Dans *Pour
> introduire le narcissisme*, et plus précisément dans la deuxième partie,
> Freud a amené une nouvelle topologie *: le Ca, le Moi et surtout le
> Surmoi*. Et particulièrement, en s’interrogeant sur la constitution du
> Surmoi qui règle le destin des pulsions, quant aux actions qui seront
> entreprises, il a abordé la fameuse question *des deux choix d’objet
> possibles :* *le choix narcissique et le choix anaclitique.*
>
> En introduisant le narcissisme, Freud amène que L'homme a deux objets
> sexuels primitifs, *lui-même et la femme qui s'occupe de lui.*
>
> Les premières satisfactions sexuelles autoérotiques ont une fonction dans *la
> conservation réelle de soi*.* L’amour de soi, donc narcissique *portent
> au départ sur* un moi réel, *qui sera *définitivement perdu. *
>
> Ainsi les pulsions sexuelles s'appliquent d'abord à la satisfaction des
> pulsions du moi, et ne deviennent autonomes que plus tard. C’est là que va
> se mettre en place le jeu topologique et analogique avec le miroir concave
> et le miroir plan.
>
> *C’est là qu’intervient l’idéalisation, phénomène d’optique, purement
> imaginaire, alors que l’Objekttypus ou Anhlenungtypus, qui est
> fondamentalement imaginaire lui aussi, va par le biais de la parole va
> donner sa place au Grand Autre (ou miroir plan).*
>
> *L’idéalisation, qui est le processus qui concerne l’objet *et par lequel*
> l’objet est agrandi et exalté psychiquement sans que sa nature en soit
> changée, *concerne d’abord l'objet qui satisfait ses pulsions du moi,
> c'est-à-dire *la personne qui s'occupe de lui*.
> Par conséquent : Résumé
>
> *Le tout premier choix d’objet, la toute première, Verliebtheit, c’est
> l’amour du soi-même réel, qui ne peut se produire qu’une seule fois.*
>
> *Par la suite, le Narzissmustypus consistera en ce qu’on aime : *premièrement,
> ce qu'on est soi-même, c'est-à-dire *soi-même* – deuxièmement, *ce qu'on
> a été* – troisièmement*, ce qu'on voudrait être* – quatrièmement, *la
> personne qui a été une partie de son propre moi*. L’idéalisation va donc
> consister en la construction d’un *Moi-idéal*, dont les premières
> ébauches sont imaginaires et le resteront pour longtemps. Il aime lui-même
> vu du dehors.
>
> *L'homme a donc deux objets sexuels primitifs, l’image de lui-même et la
> femme qui s'occupe de lui.*
>
> *La façon dont les parents* voient leur enfant = *enfant roi* nous
> indique *la séduction qu'exerce le narcissisme, *ce monde clos, fermé sur
> lui-même, satisfait, plein, que l’on peut rapprocher de *la séduction
> souveraine qu'exerce un bel animal*.
>
> *L'Anlehnungstypus n'est pas moins imaginaire*, car il est fondé aussi
> sur un *renversement d'identification*. Le sujet *se repère (s’appuie
> contre, s’étaye)* alors sur une *situation primitive*. *Ce qu'il aime,
> c'est la femme qui nourrit et l'homme qui protège, au départ le moi réel
> pour son autoconservation.*.
>
> Alors que le moi réel n’avait pas d’idéal, la personne de l’enfant érige
> en elle un idéal auquel elle mesure son moi actuel. C'est vers ce
> *moi-idéal* que va maintenant l'amour de soi, dont jouissait dans
> l'enfance *das wirklich, le Ich, le moi réel.*
>
> *Le narcissisme paraît dévié sur son nouveau moi-idéal (ich-ideal) qui se
> trouve en possession de toutes les précieuses perfections du moi, comme le
> moi réel infantile*. L'homme ne veut pas renoncer à la perfection
> narcissique de son enfance, et [...] *il cherche à la regagner dans la
> forme nouvelle de son idéal du moi* (*ideal-ich*).
>
> *La nouvelle forme de son idéal du moi, c'est ce qu'il projette par-devant
> lui comme son idéal. Forme est à prendre dans son sens initial, de moule du
> cordonnier. Lui, il change de forme et surtout il parle.*
>
> *Freud met les points sur les « i », à propos de la différence entre
> sublimation et idéalisation. *L'idéalisation est possible aussi bien dans
> le domaine de la libido du moi que dans celui de la libido objectale.
>
> Et la sublimation est bien comme Freud la définit : *un processus de
> dérivation des pulsions sexuelles et agressives vers des buts et des objets
> socialement valorisés.*
>
> Mais ce qu’il stigmatise ici ce *sont les différentes formes de l’idéal
> du moi*, comme si le pied à chausser changeait de taille. Et c’est en
> assemblant ces différentes formes dans un processus de *structuration*,
> que va se construire le *surmoi* et non pas une simple *fixation au
> moi-idéal* issu de la seule idéalisation.
>
> Si l’idéalisation est purement imaginaire, *la sublimation implique la
> mise en place d’une métaphore, donc qu’elle nécessite le passage par le
> symbolique*.
>
> C’est d’ailleurs sur ce point que Lacan, dans *l’Ethique*, se sépare de
> Freud qui semblait considérer qu’il y avait une sublimation parfaite et
> réussie, comme on peut réussir l’assemblement d’un puzzle.
>
> Ce point a été débattu dans l’atelier : Est-ce que Freud croyait en une
> sublimation parfaite et réussie ?
>
> Alors que Lacan, en dépit des multiples tours autour de l’objet a,
> considère que* le mystère de la chose (Das Ding) reste entier.*
>
> *Voir Analyse avec fin, analyse sans fin !*
>
> Il reste que si l’idéalisation (imaginaire) est une sublimation manquée,
> la sublimation anaclitique (symbolique) permet la structuration des formes
> nouvelles de l’idéal du moi, qui augmentent les exigences du moi et
> favorisent au maximum le refoulement.
>
> *Ainsi peut se profiler une instance psychique spéciale (la censure, le
> gardien du sommeil dans le rêve, etc.) qui remplit la mission de veiller à
> assurer la sécurité de la satisfaction narcissique découlant de l'idéal du
> moi, et qui, à cette fin, observe et surveille d'une façon ininterrompue le
> moi actuel. Cette instance est évidemment symbolique.*
>
> Le sentiment de soi a donc trois origines :
>
> la satisfaction narcissique primaire,
>
> le critère de réussite, c'est-à-dire la satisfaction du désir de
> toute-puissance,
>
> la gratification reçue des objets d'amour.
>
> Le développement du moi consiste en un éloignement du narcissisme primaire
> et engendre un vigoureux effort pour le regagner.
>
> Cet éloignement se fait par le moyen d'un déplacement de la libido sur un
> idéal du moi imposé par l'extérieur, et la satisfaction résulte de
> l'accomplissement de cet idéal.
>
> Donc Le moi passe par une espèce d'éloignement, un moyen terme, qui est
> l'idéal, et revient ensuite dans sa position primitive. C'est l'image même
> de la structuration du Moi.
>
> C’est là que se pose la question *d’une différence fondamentale entre
> Moi-idéal et idéal du Moi* (Leclaire)
>
> ou bien le déplacement de la libido se fait une fois de plus sur une
> image, sur une image du moi, c'est-à-dire *sur une forme du moi*, que
> l'on appelle idéal, parce qu'elle n'est pas semblable à celle qui y est
> présentement, ou à celle qui y a été.
>
> ou bien on appelle idéal du moi quelque chose qui est *au-delà d'une
> forme du moi, qui est proprement un idéal, et qui se rapproche plus de
> l'idée, de la forme*.
> L’Autre parlant dans le miroir de Bouasse
>
> L'animal fait coïncider un objet réel avec l'image qui est en lui. La
> coïncidence de l'image avec un objet réel la renforce, lui donne corps,
> incarnation. A ce moment, des comportements se déclenchent, qui guideront
> le sujet vers son objet, par l'intermédiaire de l'image. Le mâle voit
> clairement et distinctement ce que veut la femelle et vice versa. Il n’a
> pas besoin d’anlehnung, d’ailleurs, il n’a pas de libre choix à faire.
>
> Chez l'homme, c’est le désordre ; il n'y a rien qui s'adapte. Nous nous
> déplaçons (névrose ou perversion) autour d’une image éclatée, morcelée,
> inadaptée, inadéquate, dit Lacan. Il y a là comme un jeu de cache-cache
> entre l'image et son objet normal.
>
> Comment pouvons-nous dès lors nous représenter le mécanisme par où cette
> imagination en désordre arrive finalement, quand même, à remplir sa
> fonction ?
>
> Quelle est la fonction de l'autre, de l'autre humain, dans l'adéquation de
> l'imaginaire et du réel ?
>
> Sur le schéma, l'image réelle ne peut être vue de façon consistante que
> dans un certain champ de l'espace réel de l'appareil, le champ en avant de
> l'appareil constitué par le miroir sphérique et le bouquet renversé (*partie
> gauche du schéma)*.* Le vase (corps) réel est caché par la boite support*,
> mais *l’image réelle* du vas est perçue dans le miroir concave, comme
> vase à fleurs.
>
> Dans le schéma primitif, celui du stade du miroir, l’œil regarde le miroir
> concave directement et voit son corps sous une forme inversée (image réelle)
>
> Pour décrire ce qui se passe dans le transfert, qui se découvre par
> l’analyse, le sujet est situé, dans l’autre sens, sur le bord du miroir
> sphérique et il y a un miroir plan : la vision d'une image dans le miroir
> plan est exactement équivalente pour le sujet à ce que serait l'image de
> l'objet réel pour un spectateur qui serait au-delà de ce miroir, à la place
> même où le sujet voit son image : sujet virtuel, S I, situé à l'intérieur
> du cône qui *délimite* la possibilité de l'illusion x’ y’.
>
> Le sujet virtuel S I, *reflet de l'œil mythique*, c'est-à-*dire l'autre
> que nous sommes*, est là où nous avons d'abord vu notre ego – hors de
> nous, dans la forme humaine. L'être humain ne voit sa forme réalisée,
> totale, le mirage de lui-même, *que hors de lui-même*. *C’est la lettre I
> = trait unaire = nom propre parlé)*
>
> Ce que le sujet, qui, lui, existe, voit dans le miroir est une image,
> *nette* *OU BIEN** fragmentée, inconsistante, décomplétée*. Cela dépend
> de sa position par rapport à l'image réelle. Trop sur les bords, on voit
> mal. Tout dépend de l'incidence particulière du miroir. Ce n'est que dans
> le cône que l'on peut avoir une image nette.
>
> De *l'inclinaison du miroir* dépend *la possibilité de la structuration
> imaginaire*, c’est-à-dire que vous voyiez plus ou moins parfaitement
> l'image. Quand le miroir plan est incliné d'une certaine façon, le
> spectateur virtuel S I, et par conséquent vous aussi, voient très mal.
> D’une autre façon on verra mieux. C’est cela *la difficile accommodation
> de l'imaginaire chez l'homme*.
>
> Nous pouvons supposer maintenant que l'inclinaison du miroir plan est *commandée
> par la voix de l'Autre*. Cela n'existe pas au niveau du stade du miroir,
> mais c'est ensuite réalisé par notre relation avec autrui dans son ensemble
> – *la relation symbolique* (miroir plan et trait unaire).
>
> Tout dépend de quelque chose de *transcendant qui n’est autre que la
> liaison symbolique entre les êtres humains* (nous nous définissons les
> uns par rapport aux autres, par l’intermédiaire de la loi, de l’engagement
> réciproque, évidemment symbolique.
>
> En d'autres termes, c'est la relation symbolique qui définit *la position
> du sujet comme voyant*. *C'est la parole, la fonction symbolique qui
> définit le plus ou moins grand degré de perfection, de complétude,
> d'approximation, de l'imaginaire*.
>
> Selon l'inclinaison du miroir, l'image dans le miroir sphérique est plus
> ou moins bien réussie au centre ou sur les bords. Elle peut être modifiée.
> Comment la bouche originelle se transforme-t-elle à la fin en phallus ?
> Chez l'homme, nulle régulation imaginaire qui soit vraiment efficace et
> complète ne peut s'établir sinon par l'intervention d'une autre dimension*.
> C’est ce que poursuit mythiquement, l'analyse par la voix de l’analyste *!
>
> Quel est mon désir ? Quelle est ma position dans la structuration
> imaginaire ? Cette position n'est concevable que pour autant qu'un guide se
> trouve au-delà de l'imaginaire, au niveau du plan symbolique, de l'échange
> légal qui ne peut s'incarner que de l'échange verbal entre les êtres
> humains. Ce guide qui commande au sujet, c'est l'idéal du moi.
>
> Dans tous les cas (de bonne et mauvaise mise au point) on peut imaginer
> que le miroir plan est une vitre qui fait miroir et que d’une certaine
> manière, on aura aussi bien vue sur l’image du corps et sur l’image de la
> personne qui s’occupe de moi (les fleurs dans le vase, permettant une sorte
> de comparaison entre l’image réelle et l’image virtuelle).
>
> La *Verliebtheit, l'amour*. L'amour est un phénomène qui se passe au
> niveau de l'imaginaire, et qui provoque une véritable *tromperie du
> symbolique*, une sorte d'annulation, de *perturbation de la fonction de
> l'idéal du moi*.
>
> *« L’lch-ldeal, l'idéal du moi, c'est l'autre en tant que parlant*,
> l'autre en tant qu'il a avec moi une relation symbolique, sublimée, qui,
> dans notre maniement dynamique est à la fois semblable et différent de la
> libido imaginaire. L'échange symbolique est ce qui lie entre eux les êtres
> humains, soit la parole, et qui permet d'identifier le sujet. Et ce n'est
> pas là métaphore ».
>
> Lacan cite Werther voyant pour la première fois Lotte en train de
> pouponner un enfant. C'est une image parfaitement satisfaisante de
> l’Anlehnungstypus sur le plan anaclitique. Cette coïncidence de l'objet
> avec l'image fondamentale pour le héros de Goethe est ce qui déclenche son
> attachement mortel ; il restera à élucider pourquoi cet attachement est
> fondamentalement mortel. C'est ça, l'amour. C'est son propre moi qu'on aime
> dans l'amour, son propre moi réalisé au niveau imaginaire.
>
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