[Lutecium-group] Fwd: [Psychanalyse] PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES
Frans Tassigny
frans.tassigny at gmail.com
Sun Apr 1 16:58:15 UTC 2007
également dans le même registre :
http://monpsychanalyste.blogspot.com/2007_04_01_archive.html#2224140290655987384
enfin deux lettre d'info :
http://psychanalyse.blogspot.com/2007/04/dans-squiggle.html
suivi d'un petit commentaire :
ah qu'est ce que les gens peuvent perdre leur temps en polémiques... je
fais référence à ça : Vaine polémique autour d'un livre sur Françoise Dolto.
au lieu de penser à faire évoluer...
L'article "Comme une nostalgie de divan" par Jean-Pierre Gattegno me fait
penser que, d'après ce que j'ai pu entendre (beaucoup se confient, notamment
à ce sujet), des personnes ont beaucoup de mal à se retrouver face à eux
justement. On dirait que même lors de leur analyse il rejettent leur "moi".
Ce doit être l'une des pierres angulaires de la névrose...
Ils ont ce sentiment que l'analyse leur a ouvert les yeux mais persistent à
se demander pourquoi tellement ils sont ancrés dans leur système de
pensées... "Pourquoi les choses ne changent pas puisque je sais d'où elles
viennent ?". Le fait est que beaucoup demeurent dans l'attente... d'un
messie ? J'ai ce sentiment que plus le temps passe, plus l'humanité est
soumise à une forme de régression. Les gens veulent des réponses mais
réagissent comme des enfants. "Pourquoi, à cause de qui, c'est pas ma faute,
je suis nul... etc". Voilà ce que j'entends. Comme si les gens n'étaient
plus acteurs de leur propre vie. Alors comment rendre compte de leur
personne dans une analyse. Effet pervers de l'évolution ou crise passagère,
ca je n'en sais rien... mais ça m'interpelle. Et la science a saisi cette
opportunité en donnant des réponses concrètes quoique arbitraires...
génétique, pharmaceutique etc. La société ne demande plus d'évoluer
positivement mais de pallier aux problèmes rapidement, comme si c'était
l'urgence de faire tourner la le système économique mondial. Résultat, ce
"moi" est oublié, fragilisé et il en est qui s'en frottent les mains. La
psychanalyse devrait-elle tenir le rôle de rééducateur ?
enfin :
http://psychanalyse.blogspot.com/2007/04/lettre-dinformation-du-site-michel.html
bonne lecture
ft
---------- Forwarded message ----------
From: http://www.qwarkpsy.eur.st/ <frans.tassigny at gmail.com>
Date: 1 avr. 2007 08:47
Subject: [Psychanalyse] PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES
To: frans.tassigny at gmail.com
[
http://groups.msn.com/circabolition/general.msnw?action=get_message&mview=0&ID_Message=2612]
*PSYCHANALYSE ET MUTILATIONS SEXUELLES INFANTILES*
*Répondre*<http://by117fd.bay117.hotmail.msn.com/cgi-bin/compose?mailto=1&msg=046466FA-33E6-425C-8F4D-2C7703AE0997&start=0&len=30138&src=&type=x&to=circabolition@groups.msn.com&cc=&bcc=&subject=Re%253A%2520PSYCHANALYSE%2520ET%2520MUTILATIONS%2520SEXUELLES%2520INFANTILES&body=&curmbox=00000000-0000-0000-0000-000000000001&a=0bd929efc38edb37f9d82c6a4251ffb805aaa7d34d0bc1408e1c0ecea9d1269a>
*Répondre à l'expéditeur*<http://by117fd.bay117.hotmail.msn.com/cgi-bin/compose?mailto=1&msg=046466FA-33E6-425C-8F4D-2C7703AE0997&start=0&len=30138&src=&type=x&to=oldsigismund@hotmail.com&cc=&bcc=&subject=Re%253A%2520PSYCHANALYSE%2520ET%2520MUTILATIONS%2520SEXUELLES%2520INFANTILES&body=&curmbox=00000000-0000-0000-0000-000000000001&a=0bd929efc38edb37f9d82c6a4251ffb805aaa7d34d0bc1408e1c0ecea9d1269a>
*Conseiller* Message 2 dans Discussion De : newsigmund
A l'opposé, dans le complexe d'Oedipe normal, l'enfant prend conscience
que ses envies sexuelles peuvent et doivent trouver leur exutoire autrement.
Cette prise de conscience se fait dans la douceur et dans l'amour, devant le
spectacle de l'union de ses parents. Dans cette atmosphère, il renonce
facilement à la satisfaction de ses envies génitales pour sa mère (son
père). Il reconnaît que sa mère (son père) dirige les siennes vers son père
(sa mère). Il se contente des satisfactions prégénitales qu'elle (il) lui
procure en abondance. Il n'a pas besoin d'aller jusqu'au bout des envies qui
lui viennent, qui le conduiraient à souhaiter se débarrasser de leur parent
du sexe opposé.
L'acceptation de l'interdit de l'inceste est à la base de l'acceptation de
la loi morale : interdits du viol, du meurtre, etc. Elle est au fondement de
la reconnaissance de la liberté de l'autre et donc de la démocratie. Cette
reconnaissance permet à chacun de trouver sa place et ses limites en se
situant par rapport aux autres (filiation, âge, sexe). La menace de mort qui
pèse sur la fille comme sur le garçon doit rester une menace purement
imaginaire, fantasmée par l'enfant, résultant de l'envie aussitôt refoulée
de tuer le parent du même sexe. Il est extrêmement malsain que cette menace
fantasmatique trouve un écho dans le comportement des adultes.
Le concept d'un complexe de castration initiant l'oedipe de la fille et
mettant fin à celui du garçon est une survivance projective, paranoïaque,
des répressives croyances judaïques. La loi ne doit pas être faite par le
couteau du bourreau ou la peur du gendarme mais par la reconnaissance du
bien-fondé de la prohibition de l'inceste. A l'inverse de certaines
tendances rétrogrades, la psychanalyse, pour parvenir à l'universel, doit
être débarrassée des croyances de l'ethnicité.
En corollaire, la théorie freudienne du mécanisme de la perversion est
aussi biaisée. Le simple fait qu'à la suite de Freud, la plupart des
psychanalystes, freudiens orthodoxes et lacaniens, emploient, pour désigner
la perversion, le concept de déni de la castration (des femmes) est
éloquent. Alors que les femmes, avec leur double sexe, semblent abondamment
pourvues par rapport à l'homme, voilà qu'elles seraient privées de quelque
chose ! ? Il est clair que les psychanalystes, sauf exception, cèdent au
discours phallocratique courant qui refuse de reconnaître dans le clitoris
un phallus à part entière, c'est à dire un organe érectile susceptible de
procurer l'orgasme. Les psychanalystes parlent de "la castration de la
femme" comme si elle était effective et, pour le pervers, de déni de la
castration de la mère, alors que le déni du pervers (sans doute faut-il
mettre à part le fétichiste) ne porte ni sur la mère ni sur le clitoris des
femmes. Il porte sur l'existence du vagin, le second sexe de la femme. Freud
a donc imaginé, pour expliquer la perversion, une croyance à la castration
du premier sexe de la femme, alors qu'il s'agit de la non reconnaissance du
second. Freud a été trop blessé par sa circoncision pour découvrir la
véritable explication de la perversion. Il a projeté sur les femmes le déni
de la perte qui lui a été infligée à lui de son prépuce, de son propre
"second sexe". Les psychanalystes après Freud ont heureusement reconnu la
fausseté de cette théorie mais ils ont continué à attribuer la perversion au
déni de la castration de la mère plutôt qu'à celui de la perforation de la
femme. Le mécanisme de la perversion consiste en un déni libidinal de
l'existence du clitoris et du vagin. Il s'agit donc d'un déni des réalités
du sexe féminin.
Conclusion
Les mutilations sexuelles infantiles sont le résultat de fantasmes
névrotiques, sadiques et pédophobes de domination de l'enfant blessé et
diminué dans son corps, voyant son indépendance sexuelle compromise, humilié
dans sa dignité et outragé dans sa pudeur. Elles réalisent une appropriation
abusive du corps de l'individu par la société. Cette appropriation est bien
plus que symbolique. Douloureuse, laissant une trace irréversible, elle a
pour conséquence psychologique profonde une culpabilité d'autant plus
redoutable qu'elle est le plus souvent inconsciente. C'est un véritable
esclavage social.
Les mutilations sexuelles sont donc beaucoup plus dangereuses et barbares
psychiquement que physiquement. Nombre d'individus semblent parvenir à
dominer ce handicap, mais que de dommages et d'inutiles souffrances, surtout
pour les femmes. Les conséquences psychologiques et physiques des
mutilations sexuelles infantiles sont catastrophiques. Leur conséquence
sociale : la recrudescence de la violence, des guerres et du terrorisme, ne
l'est pas moins. Les règles du développement psychologique sont des règles
d'éthique personnelle et sociale élémentaire. Elles rejoignent celles de la
médecine et du droit pour interdire toute atteinte à l'intégrité de la
personne.
Nous devons un hommage particulier à la grande conscience du mouvement
féministe qui, dans sa condamnation de ce crime contre l'humanité, amalgame
toutes les mutilations sexuelles féminines, y compris l'alternative
récemment proposée à l'excision, d'une piqûre du clitoris prétendue
"symbolique et non invasive" mais non moins culpabilisante pour l'enfant.
Cette culpabilité induite est la conséquence directe non seulement de la
démission d'une certaine médecine devant sa responsabilité de dénonciation
des crimes commis ou à commettre mais encore de sa collaboration active à
cette criminalité, sous l'alibi lénifiant d'une atténuation de sa gravité.
Le mouvement féministe ne rougira pas d'étendre son amalgame de toutes les
mutilations sexuelles féminines à la partie féminine du sexe masculin. Comme
me l'écrivait Marilyn Milos : "Les cris des mâles et des femelles subissant
le couteau ne sont pas distinguables."
La barbarie des excisions féminine et masculine infligées à la jeunesse est
d'autant plus grave qu'elle est perpétrée avant l'âge de la parole. Elle
émane d'un désordre moral contagieux qui pousse parfois les individus et
même les peuples non circoncis vers l' "ordre moral". Elle doit être abolie
dans les meilleurs délais.
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--
Envoyé par http://www.qwarkpsy.eur.st/ dans Psychanalyse
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4/01/2007 06:45:00 PM
--
Tassigny Frans
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