Månadsarkiv: september 1914

30-09-1914 Ferenczi à Freud

508 Järn ETT

Budapest, den 30 September 1914

Train raté – Du matériel pour deux séances que je sollicite pour demain après-midi 1 – Arrivée midi Regina.

Ferenczi

ETT. Telegram.

1. Ferenczi a commencé le 1″ octobre une analyse avec Freud, interrompue au bout de trois semaines et demie par suite de son incorporation comme médecin militaire aux hussards hongrois cantonnés à Papa. (Voir J. Dupont, « Freud’s analysis of Ferenczi as revealed by their correspondence» [L’analyse de Ferenczi par Freud, telle que la révèle leur correspondance], International Journal of Psychoanalysis, 1994, 75, p. 301-320.)

29-09-1914 Freud till Binswanger

F

Prof.. Dr. Freud

Wien, IX. Berggasse 19 den 29 September 1914

Dear Doctor !

Je tiens volontiers compte de l’avertissement contenu dans votre dernier envoi. (Entre nous, est-ce que je ne connaî­trais pas cet auteur anonyme L. B, (1) ?) Mais je ne peux rien vous dire d’autre que ce que vous avez dû vous-même sup­poser. C’est-à-dire que nous sommes complètement soumis aux conséquences des événements, que la poursuite de nos travaux exige des efforts immenses et que nous prévoyons une réduction massive de notre activité thérapeutique. Min äldsta son (2) est engagé volontaire, donc encore au Tyrol, ma fille (3) est rentrée d’Angleterre par le train de la mission diplomatique.

Nos revues vont continuer à paraître, un peu réduites et retardées, le Jahrbuch est bouclé depuis longtemps mais Deuticke ne l’a pas encore expédié. Den 7 octobre se tiendra la première session de l’Association. Me permettez-vous d’y annoncer, comme convenu, votre mutation (4) ?

Je suis allé la semaine dernière à Berlin et à Hambourg (5) pour y chercher un peu de réconfort. J’espère recevoir bientôt de très bonnes nouvelles de vous, de votre chère femme et de votre progéniture riche de promesses.

Cordialement votre

Freud

1. Binswanger a adressé à Freud son travail Klinische Beiträge zur Lehre vom Verhältnisblödsinn (1914en), WHO (par égard envers son maître Bleuler) parut sous le pseudonyme de « Lothar Buchner ».

2. Martin Freud en tant que volontaire avait été enrôlé comme canonnier et poursuivait son instruction à Salzbourg et à Innsbruck ; cf. Jones (1960-62), t. 2, p. 209, et la lettre de Freud à Ferenczi du 23 augusti 1914 (ÖNB Wien).

3. Anna Freud, qui séjournait en Angleterre depuis le 18 Juli, est retournée à Vienne par Gibraltar et Gênes sous la protection de l’attaché autrichien ; cf. Jones (1960-62), t, 2, p. 209.

4. Jfr. Protokolle, t. 4 (1981), p. 257.

5. Freud était depuis le 16 septembre en visite chez sa fille Sophie Halberstadt à Hambourg et, au retour, passa cinq jours chez Abraham à Berlin ; cf. Jones (1960- 62), t. 2, p. 210.

22-09-1914 Freud till Abraham

* Hambourg, 22.9.14.

Kära vän,

Jag tackar er så mycket för alla förberedelser ni planerar att göra inför min andra vistelse i Berlin., speciellt när det gäller England (1). Det är utifrån detta som jag planerar att åka härifrån fredag ​​morgon för att komma tio över ett till Berlin, där jag kan stanna till klockan sex på kvällen. Tiden blir alldeles för kort för ett grupppass; det är bättre, om du kan, reservera det helt för vårt möte.

Det är inte första gången jag är i Hamburg; men det är första gången jag inte är där som i en främmande stad. Jag bor med mina barn, Jag pratar om framgången med "vårt" lån och diskuterar chanserna för "vår" kamp om miljoner. Detta påminner mig lite om en annan diskussion, om en urgammal gigantisk strid, WHO, efter en del framgång, gick vilse i sanden (2). Så här, enligt teorin om metempsychosis, vi måste komma ihåg en tidigare existens.

Mitt barnbarn (3) är en söt liten kille, som vet hur man erövrar dig så bra med sitt skratt så fort du tar hand om honom, någon välutbildad, av civiliserade, vad, i vår tid av otyglad bestialitet, är dubbelt värdefull. Den strikta utbildningen av en klok mor, utbildad i Hugh Hellmuths principer 1 gjorde honom det största gott.

Min svärson har, då och då, att måla porträttet av en hjälte som går i krig och att förstora porträttet av en hjälte som dog på hedersfältet; men resten av tiden, han kan ägna sig åt sin familj, så att dagen går väldigt behagligt.

Jag tror att jag precis har kommit från stationen för lunch; och i mina beräkningar, gästfriheten i ditt hem är alltid en konstant.

Jag hoppas att detta brev fortfarande kommer att komma till ditt hem före mig, Jag skickar mina hjärtliga hälsningar till dig, till din kära fru och alla dina barn, WHO, Jag hoppas, är nu helt på fötter.

Din Freud.


1. Syftar på planer på att upprätta en affär med Anna, som hade blivit överraskad av krigsutbrottet i England.

2. Anspelning på bråket med Jung.

3. Allvar, son till Sophie och Max Halberstadt.

4.Hermione av Hugh Hellmuth, Wiens icke-läkare psykoanalytiker.

13-09-1914 Abraham till Freud

Berlin W, Rankenstraße 24

13.9.14.

Kära Professor,

Je suppose que plusieurs cartes et au moins une lettre de moi sont parvenues entre vos mains. L’acheminement est toujours difficile. Votre lettre datée et tamponnée du 3 sep­tembre est arrivée ici hier, donc après un voyage de neuf jours.

J’apprends avec joie que vous êtes tous en bonne santé et que votre belle-sœur est en voie de guérison. Tous mes vœux accompagnent vos deux fils; je vous remercie, från resten, de la carte que vous m’avez écrite avec Martin.

Chez nous, toute la famille se porte bien. A Berlin, le retentis­sement de la guerre est en général peu sensible. Nous sommes très tranquillisés par la défaite complète des Russes en Prusse orientale. Nous espérons avoir dans les tout prochains jours des nouvelles favorables des combats de la Marne. S’ils se terminent bien, le sort de la France sera réglé pour l’essentiel, c’est-à-dire que la prise des places fortes du sud-est ne sera plus qu’une question de jours. Ce soir, nous avons appris la nouvelle de la retraite autrichienne à Lemberg; je m’attends tout de même à ce que les forteresses et les Carpates fassent échec à l’avance des Russes.

Passons au petit monde de nos préoccupations! J’ai écrit une carte à Rank mardi et je lui avais laissé entrevoir un petit travail. Le même soir, j’ai été avisé qu’un convoi de blessés arriverait de très bonne heure dans notre hôpital qui se trouve assez loin hors de la ville. Cela impliquait que je me lève à 4 heures et demie, que je reste sans interruption dans la salle d’opération jusqu’à 2 timme, puis que l’après-midi, je consacre quelques heures à la clientèle; et comme la situation n’a pas varié les jours suivants, je n’ai pas pu écrire le moindre bout d’article. Peut-être que la semaine prochaine cela ira mieux. — Quant au travail plus important dont je voulais donner des extraits sous la forme d’un exposé au congrès, il n’est pas question que je m’y mette pour l’instant. Je serai d’autant plus heureux de pouvoir vous exposer mes idées quand vous viendrez à Berlin. Je m’arrangerai pour être aussi peu gêné que possible, lors de votre visite, par mon service à l’hôpital.

J’ajoute mes plus cordiales salutations pour vous, les vôtres et tous vos amis.

Comme toujours, din

Karl Abraham.

15-09-1914 Freud à Eitingon

69 F

Wien, den 15 September 1914en

Dear Doctor

Tack så mycket för nyheterna som du samvetsgrant ger mig! Jag svarar dig med nöje. Min son är fortfarande i Bozen, Jag besökte honom i Innsbruck förra veckan. Imorgon åker jag till Berlin och Hamburg. Synd att jag inte kommer träffa dig ! Jag fick mig själv – återupptas, Jag har praktiskt taget fått tillbaka min arbetsförmåga, även om vår psykoanalys är ganska förvirrad (1). Det är svåra tider. Kanske kommer jag att ta tillbaka nyheten om segern i Paris till Tyskland.

Vänliga hälsningar, din Freud

en. Vykort.

1. På tyska : avleds, lån från franska. Här betyder att lämna sin bana.

11-09-1914 Eitingon à Freud

68 Den

Igló, den 11 September 1914en

Kära Professor,

comme je vous l’ai écrit lorsque j’ai reçu mon ordre de quitter Prague, j’ai été envoyé à Kaschau et, de là, affecté à l’hôpital de réserve à Igló1 ; voilà désormais ma métamorphose en médecin militaire et chirurgien de guerre ainsi à peu près accomplie. Nous avons beaucoup de transports de blessés en provenance de la Galicie voisine. – Comment allez-vous, käre professor? Recevez-vous de temps en temps des nouvelles de votre aîné? Et comment vous portez-vous personnellement? –

Nous n’avons ici que peu de nouvelles par les journaux. Les débuts, d’une incomparable beauté, à l’Ouest et à l’Est2, [semblent] s’être un peu ralentis. –

Je vous adresse tous mes vœux à vous et aux vôtres, avec mon dévouement fidèle

Votre M. Eitingon

en. Vykort militaire.

  1. La ville tchèque de Nova Ves, qui appartient aujourd’hui à la Slovaquie, à l’époque dans le nord de la Hongrie.
  2. Référence aux très rapides succès obtenus au début de la guerre par les armées alle­mande et autrichienne alliées.

08-09-1914 Ferenczi à Freud

Järn

INTERNATIONAL JOURNAL OF MEDICAL PSYCHOANALYSIS Redigerad av professor Dr Sigm. Freud Schriftleitung : Dr. S. Ferenczi, Budapest, VII. Elisabethring 54/ Dr. Otto Rank, Wien IX/4, Simondenkgasse 8 Verlag Hugo Heller & C °, Wien, Î. Halva nr. 3 Abonnementspreis : alla (6 Hefte, 36-40 Bogen) KARLSSON 21.60 = MK. 18.

Budapest, den 8 September 1914

Kära Professor,

Je vous envoie ci-joint une petite analyse de rêve pour la Zeitschrift (1). Je n’ai pas besoin de vous dire qu’elle provient de mon auto-analyse et que c’est seulement après-coup que je l’ai refondue sous forme de dialogue. Vous vous y reconnaîtrez aussi – en la personne du médecin qui ne veut pas m’analyser. Tout ce qui est essentiel, je l’ai entièrement rendu, mot à mot, comme cela m’était venu.

Samedi j’espère pouvoir enfin venir à Vienne tout de même, et y passer le dimanche et le lundi.

Salutations cordiales de votre Ferenczi

Je vous prie de remettre les deux manuscrits à Rank (2), mais de ne pas mentionner la provenance personnelle du mien.

1. « Le rêve du pessaire occlusif», Ferenczi (1915, 160), Psykoanalys, II, p. 171-176.

2. Le contexte ne permet pas de déterminer quel est le second article en question.