18-07-1914 Freud à Abraham

* Karlsbad, villa Fasolt

18.7.14.

Cher ami,

Je ne peux réprimer un hourra. Nous voilà donc débarrassés d’eux! Nous reproduirons leur manifeste d’indignation dans le prochain Korrespondenzblatt, dans lequel vous pourrez, je l’espère, vous prononcer sur l’affaire en qualité de président définitif.

Vous trouverez ci-joint deux lettres : une déclaration de Putnam ainsi qu’une lettre de Maeder, qui, comme celle qu’il vous a adressée, restera aussi sans réponse. La revue sera très heureuse de rebuter non seulement Maeder, mais aussi Riklin, Seif et les autres. Ma bombe a donc fait de l’effet. Mais il est opportun que votre circulaire soit parvenue à destination. Nous aurons donc à nouveau un bon congrès.

Venez donc quand vous voudrez. Il faut que je voie comment je peux organiser le travail. En plus, je ne sais pas du tout si j’aurai envie de travailler. Il m’a été d’autant plus difficile de vous refuser que je vous avais proposé au début de passer tout l’été ensemble, à une époque où je n’envisageais pas encore de travailler pendant les vacances. Le rendez-vous tardif s’explique par le projet de faire visiter le lac Majeur à ma femme, début septembre.

Ne craignez pas de me déranger encore fréquemment dans ma cure. Des nouvelles comme celles-ci font du bien.

Recevez mes cordiales salutations et mes remerciements.

Votre Freud.

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