Månadsarkiv: Maj 1907

30-05-1907 Jung à Freud

28 J

Burgholzli Zurich, 30. I. 07.

Ärade professor!

Idag tyvärr kan jag bara kort svara om ditt vänliga brev, eftersom jag ständigt görs av alla typer av företag när det gäller kliniska.

Ta emot främst mitt varma tack för nyheter om Jensen. Det är nästan som om du skulle kunna tänka dig. Han skyller fortfarande sin medicin, detta är stort och redan aterosklerotisk oroväckande. I kretsen av min kunskap vi läser Material vällustigt. Kvinnor är de som bäst förstår vad du gör, och vanligtvis omedelbart. Endast de som har en "psykologisk" kultur plankor framför ögonen.

Jag gärna skriva något för din samling. Denna idé är mycket vänlig mot mig. Jag vet bara inte vad. Det måste vara något som passar. Artikeln Framtida eller något liknande skulle vara synd; Härda mig l'en extorqué. Jag hade aldrig skrivit spontant. Just nu är det experimentella arbetet att tillfredsställa mig mest, och att de inte är väl anpassade till en vidare krets av läsare. Det är dock möjligt att dementia praecox skickar mig, dess outtömlig djup, något bra. Till detta skall läggas till som ett hinder att jag är ännu så överväldigad med administrativa uppgifter som jag finner knappt tid till mitt eget arbete. I än högre grad är det inte fråga att fördjupa mig i materialet. En systematisk utveckling av dementia praecox är också omöjligt av samma skäl, eftersom det måste finnas en obegränsad tid. Så jag bildade projektet, det finns en viss tid, förändra min situation så att jag har mer fritid, för att kunna ägna mig helt åt vetenskapligt arbete. Mitt projekt, som är snabb-ning stöds av Pr Bleuler, är att antingen en assistent klinisk psykologi laboratorium, som mer eller mindre oberoende institut, Jag skulle då till direktör. På så sätt skulle jag oberoende, fri från bojor tjänst i institutionen och jag kunde arbeta enbart på vad jag vill. Från detta då skulle jag tenderar att separera professur i psykiatri, skolledning. Eftersom de två tillsammans, det är för mycket och det hindrar produktivt vetenskapligt arbete. Det är sant att jag inte skulle lämna den verkliga karriären av psykiater asyl, men skadan är inte så stor. Jag skulle i alla fall utrustning. Och jag kan tänka mig att jag skulle ha tillräckligt med tillfredsställelse med den enda vetenskapligt arbete. Som jag kan se i mina drömmar den sista perioden, denna förändring har en underjordisk bas "metapsychological-sexuellt", som är transparent för dig, och att jag lovar också en serie förnimmelser av glädje. Vem vet din vetenskapen har smakat trädet i paradiset och blev ljus.

Jag har olika saker som du kommer att relatera inom kort.

Med mina mest hängivna hälsningar,

Din Jung.

26-05-1907 Freud à Jung

27 F

26 mer 07.

Min kära kollega,

Chaleureux merci de votre éloge de la Material! Du skulle inte tro hur några män anländer till något sånt här, Det är faktiskt första gången jag hör om det varma ord. (Nej, Jag får inte vara orättvist att din kusin(?) Riklin.) Cette fois je savais que le petit travail méritait l’éloge; il a été fait en des jours ensoleillés 2 et m’a donné tellement de plaisir à moi-même. Il n’apporte rien de neuf pour nous, mais je crois qu’il nous permet de nous réjouir de notre richesse. Je ne m’attends certes pas à ce qu’il ouvre les yeux à la sévère opposition; depuis longtemps déjà je ne tends plus l’oreille de ce côté-là, et puisque j’espère si peu de chose de la conversion des milieux professionnels, je n’ai porté à vos essais galvanométriques, comme vous l’avez très justement reconnu, qu’un demi-intérêt, de quoi vous m’avez maintenant puni. Une profession de foi comme la vôtre m’est d’ailleurs plus précieuse que l’approbation d’un congrès entier, aussi parce qu’elle m’assure en passant que de futurs congrès me donneront leur approbation.

Si vous vous intéressez au destin de la Material, je vous tien­drai au courant à son sujet. Jusqu’à présent il n’y a eu qu’un compte rendu dans un quotidien viennois 3, élogieux, mais aussi dénué de compréhension et d’affect que pourraient l’être par exemple les propos de vos déments. A un journaliste comme celui-là, qui ne semble pas comprendre l’accentuation pas­sionnée de biens abstraits, cela ne fait rien du tout d’écrire : les mathématiciens racontent que 2X2 font fréquemment 4, eller : 0n nous assure que 2 X 2 ne font habituellement pas 5.

Ce que Jensen lui-même en dit? Il s’est exprimé très aima­blement 4. Dans la première lettre il a exprimé sa joie que, etc., et a déclaré que l’analyse avait, pour tout l’essentiel, touché les intentions de la petite œuvre. Par là il n’entendait bien sûr pas notre théorie, de même qu’en général, en vieux monsieur, il semble incapable de comprendre d’autres intentions que ses propres intentions poétiques. Il pensait que la concordance était sans doute à mettre au compte de l’intuition poétique, et qu’il fallait peut-être attribuer une part aux études médicales qu’il a faites au commencement. Dans une deuxième lettre je suis alors devenu indiscret et j’ai demandé des renseignements sur la part subjective du travail poétique, d’où le matériau provenait, où se trouvait sa personne, et d’autres choses. J’appris alors de lui que le relief antique existe effectivement, il en possède une copie par Nanny (5) de Munich, mais n’a jamais vu l’original. C’est lui-même qui a tissé ce fantasme, à savoir que cela représente une Pompéienne; lui-même qui aimait à rêver dans la fournaise de midi à Pompéi et qui est entré une fois là-bas dans un état presque visionnaire. Autrement il ne sait rien sur la provenance du matériau; au cours d’un autre travail le début lui est brusquement venu, il a laissé tout le reste de côté, s’est mis à écrire, n’a jamais été bloqué, a presque tou­jours trouvé les choses comme prêtes et est arrivé à la fin d’un trait. Cela veut sans doute dire que la poursuite de l’analyse mènerait à travers sa propre enfance jusqu’à son propre érotisme le plus intime. Le tout est donc de nouveau fantasme égocentrique.

En conclusion laissez-moi exprimer l’espoir que quelque chose vous adviendra à vous aussi un jour que vous tiendrez pour apte à intéresser un cercle de profanes, et qu’alors vous doterez un peu ma collection plutôt que la Framtida (6).

Du har rätt, je me suis tu au sujet de l’ « oiseau », pour des raisons qui vous sont connues, égards pour l’éditeur et le public, ou votre influence lénifiante, comme vous voulez. Quel­qu’un qui s’occupe du thème sera très reconnaissant de la référence du travail de Steinthal. Riklin m’a rendu attentif à un travail dans la revue de Steinthal (7) i 1869. Entendez- vous la même chose?

Je suis vraiment curieux de voir le travail de Bleuler sur la dem. Il contiendra sans doute un progrès par rapport à la théorie de la sexualité, mais guère le progrès qu’il faut. J’espère qu’il ne rend pas votre travail superflu. Les constructions théoriques que je vous ai envoyées par deux fois (8) ont été pour moi, il faut le dire, une belle torture; ce n’est pas mon genre habituel de travailler ainsi sans matériel d’observation. Mais vous n’avez rien contre de tels théorèmes. Si j’étais plus jeune ou plus riche ou plus insouciant, dans chacun de ces trois cas je m’installe­rais pour trois mois dans votre clinique et ensemble nous pio­cherions cela et en viendrions certainement à bout.

Je n’ai vraiment aucune raison de compter Bezzola et Frank parmi les nôtres. J’en suis bien aise pour B[ezzola] si vous vous êtes débarrassé de lui sans douceur; à en juger d’après ses actes symptomatiques, nous ne lui faisons certaine­ment pas de tort. Le mécanisme de ses succès — s’ils sont dura­bles? bien douteux, — est certainement, comme vous le sup­posez, le transfert, vous dites : transposition. Je crois même que j’ai moi-même exprimé récemment envers vous ce soupçon quand je vous ai écrit pour la première fois à son sujet (9).

Je reçois fort bien vos travaux, abstraction faite de ma réac­tion de ce moment. De moi vous ne devez attendre ces pro­chains temps que la deuxième édition de la Vie quotidienne (vers la fin de juin), dans laquelle est repris l’un ou l’autre de vos exemples (10). Bresler (11) n’a pas envoyé de tirés à part du petit essai sur la religion et la compulsion, dont vous avez juste­ment entendu les exemples le mercredi où vous étiez chez moi. L’éditeur a omis d’en faire! Deux petits essais, qu’on m’a extorqués (12), paraîtront sans doute plus tard seulement.

Je vous remercie beaucoup des deux obus provenant du camp ennemi (13). Je ne suis pas tenté de les garder plus de quel­ques jours encore, jusqu’à ce que je puisse les lire sans affect. Ce n’est que de l’idiotie affective. D’abord ils écrivent comme si nous n’avions jamais communiqué d’analyse de rêve, d’his­toire de cas ni d’explication d’un acte manqué; quand on leur met cependant le nez sur ce matériel de preuves, ils disent : mais ce ne sont pas des preuves, c’est de l’arbitraire. Essayez donc de donner une preuve à quelqu’un qui n’en veut pas! Il n’y a rien à faire avec la logique, on peut dire d’elle ce que Gottfried de Strasbourg, Jag tror, a irrespectueusement dit du jugement de Dieu :

dass der heilige Christ windschaffen als ein Aermel ist (14).

[que le saint Christ est fait de vent comme une manche].

Mais laissez s’écouler cinq à dix années, et l’analyse « aliquis(15) », qui maintenant n’est pas une preuve, sera devenue une preuve sans que rien n’y soit changé. Rien ne sert ici que continuer et travailler, ne pas gaspiller trop d’énergie à des réfutations, laisser agir la fécondité de nos conceptions contre la stérilité de celles que nous combattons. La hargne ressort d’ailleurs de chaque ligne du travail d’Isserlin. Certaines choses aussi sont vraiment trop bêtes; tout témoigne de l’ignorance.

Et pourtant, soyez tranquille, tout adviendra. Vous vivrez ce moment, si moi je ne le vis pas. Nous ne sommes pas les premiers à devoir attendre qu’on commence à comprendre leur langage. Je pense toujours que nous avons en secret plus de par­tisans que nous ne le savons; je suis persuadé que vous ne serez pas tout seul au congrès d’Amsterdam. A chaque expérience renouvelée de moquerie à notre égard, ma certitude que nous avons quelque chose de grand entre les mains croît. Dans la nécrologie que vous écrirez un jour sur moi (16), n’oubliez pas de me décerner ce témoignage : que toute cette contradiction ne m’a même pas troublé.

Je souhaite que votre chef se rétablisse bientôt, et que votre charge de travail diminue alors. Vos lettres me manquent trop quand vous faites de longues pauses.

Din hjärt ägnade

Dr Freud.


1. Cette lettre est en partie publiée dans Sigmund Freud, Correspon­dance 1873-1939 et commentée dans Max Schur, Sigmund Freud, p. 298 kvm.

2. « Il l’a écrite durant ses vacances de l’été 1906, en plein air… à Lavarone… dans le Tyrol du sud »; Jones, II, p. 302 och 15.

3. De Moritz Necker. Die Zeit, 19 mer 1907, Jones, II, p. 363.

4. Les lettres de Jensen sont publiées dans : Psychoanalytische Bewegung [Mouvement psychanalytique], Jag, 1929, p. 207-211.

5. Illisible dans l’original; dans la lettre de Jensen à laquelle Freud se réfère, le nom est Nanny. Il s’agit du marchand Felix Nanny, dont la boutique d’objets d’art se trouvait à la Türkenstrasse 92 à Munich. La reproduction est sans doute une copie en plâtre; voir illustration hors texte pl. 4. (Le nom apparaît comme étant Narny i Psychoanaly­tische Bewegung ; i Korrespondens 1873-1939 il est remplacé par trois points.)

6. La revue hebdomadaire Die Zukunft, fondée et dirigée par Maximi­lian Harden (1861-1927), hade publicerats i 1905 l’essai « Kryptomnesie » de Jung, 13och année, fasci. L, p. 235-334, G.W., Jag.

7. Hermann Cohen, « Mythologische Vorstellung von Gott und Seele » [Représentation mythologique de Dieu et de l’âme], Zeitschrift für Völ­kerpsychologie und Sprachwissenschaft, flyg. VI, 1869, surtout les p. 121 kvm., sur l’âme comme oiseau. Maeder s’était rapporté à ce passage dans le tra­vail que Jung mentionne supra, cf. 24 J, n. 3. Un peu plus tard, Abraham utilisa les travaux de Cohen et de Stein thaï, cf. 26 J, n. 2, pour son traité Rêve et Mythe, cf. 84 F, n. 2, traité auquel Jung, en retour, se réfère dans Metamorfoser och symboler för libido, del. II, chap.III.

8. Jfr. 22 F et l’annexe à 25 F.

9. Jfr. 18 F.

10. Psychopathologie de la Vie quotidienne. Édition originale : Berlin, Karger 1901. Edition française : Paris, Payot, 1960. Les exemples repris de Jung se trouvent aux pages 20, 29, 291.

11. Johannes Bresler (1866-1936), fondateur et éditeur, avec Vorbrodt, av Zeitschrift für Religionspsychologie. Jfr. Också 23 F, n. 2.

12. « Zur sexuellen Aufklärung der Kinder » [Les explications sexuelles données aux enfants, i : la Vie sexuelle, Paris 1969, p. 7 kvm] et « Hyste­rische Phantasien » [Fantasmes hystériques]. Jfr. 64 F.

13. Jfr. 24 J, n. 1 (Isserlin), och 26 J, n. 5 (Heilbronner).

14. Poète courtois. Den Tristan date de 1210 handla om. Référence de la citation : Iii, 469-70.

15. « Le merveilleux exemple de Freud dans sa Psychopathologie de la Vie quotidienne, où dans le vers Exoriare aliquis nostris ex ossibus ultor (Énéide, 46a5), Freud parvient à faire remonter l’oubli par son ami du mot aliquis… à la période menstruelle qui ne venait pas chez sa maîtresse ». (Young, För tidig demens, § 117.)

16 « Sigmund Freud : ein Nachruf » [Sigmund Freud : notice nécrolo­gique] supplément du dimanche des Basler Nachrichten, année XXXIII, 4o, Bâle, Jaghan Oktober 1939 (G.W., 15). (Jung ne porte pas le témoignage requis.)

24-05-1907 Jung à Freud

26 J

Burgholzli Zurich, 24. I. 07.

Ärade professor!

Din Material är vacker! Jag läste det nyligen med en stroke. Tydligheten i dina presentationer är fascinerande, och det tar, Jag tror det, slås av sevenfold blindness av gudarna för att slutligen inte ser. Men den verkliga psykiatriker och psykologer nå alla! Jag skulle inte bli förvånad om vi på den akademiska sidan vid detta tillfälle tog tillbaka alla dumma vardagligheter som vi redan har tagit upp mot dig. Jag måste ofta försöka sätta mig tillbaka i tiden före reformationen av min psykologiska tanke för att uppleva de skäl som ställs mot dig.. Det var länge sedan jag förstod dem. Mitt tänkande vid den tiden förefaller mig inte bara vara felaktigt och ofullständigt ur förståelsens synvinkel, men i sanning också av dåligt moraliskt värde; det framstår nu för mig som en stor oärlighet mot mig själv. Du har därför utan tvekan helt rätt i att leta efter motståndarnas motstånd i affekterna, speciellt i sexuella effekter. Jag är extremt angelägen om att se vad allmänhetens sexuella komplex kommer att säga om din Material, ändå väldigt ofarligt i detta avseende. Vad skulle störa mig mest, det skulle vara så att vi helt enkelt behandlar henne med vänlighet. Drottning dit Jensen (1) själv?

Får jag be dig att vid enstaka tillfälle berätta för mig vilken bedömning som är förbehållen dig på den litterära sidan? En fråga du lämnar öppen, och som kritik kanske kommer att fånga, är att veta varför komplexet är förträngt vid Hanold. Varför låter han sig inte ledas på rätt väg av kanariefågens sång och andra uppfattningar??

Fågelns roll är också rolig. Det är i alla fall av förståelighetsskäl som du inte gick vidare i riktning mot denna symbol.. Känner du till arbetet med Steintlhal (2) om fågelns mytologi?

Mina två tysta pauser på senare tid kan förklaras av att jag är överbelastad med arbete. Den sidr Bleuler är indisponerad och ligger i badet i tre veckor. Under den här tiden har jag ledningen för etablissemanget och mycket annat med mig. Jag komponerade nyligen ett litet verk igen (3), en "sekundär väg", som du skulle säga. Jag var tvungen att korrekt bevisa något om reproduktionsstörningar, det är självklart för dig, för mig också; men vad vi inte kan skriva med stora bokstäver på ryggen av dessa patchydermer, de förstår det inte. Jag kommer fortfarande att skicka dig saken senare och kommer inte att ta den ifrån dig genom att glömma, som mitt senaste engelska arbete med galvanometriska undersökningar (4). Mitt undermedvetna kändes obehagligt berört, i Wien, eftersom du inte gav våra elundersökningar det intresse de förtjänade. Hämnden för detta fick komma en dag. Sen igenkänning!

Jag har varit upptagen på sistone med att diskutera Bezzola, också otillfredsställande. Jag har undersökt hans fall och provat det själv flera gånger. Detta är den ursprungliga Breuer-Freud-metoden, förstärkt i betydelsen hypnos. Han lägger en mask på människor och får dem framför allt att rapportera visuella bilder till honom. Det kommer många traumatiska element ur det, som han upprepar tills de är uttömda. Bra resultat, så mycket jag kunde kontrollera.

Många testade går in i ett tillstånd av självhypnos och upplever somnambulistiskt trauma.. Det verkar för mig att vi också har konfabulerat, det är åtminstone vad mitt sexåriga barn som jag för närvarande behandlar gör; hon berättar rent konfabulerade historier och undviker traumatiska inslag med extrem försiktighet. Med outbildade människor har jag bara haft misslyckanden hittills med denna metod.. Frank fokuserar uppmärksamhet genom suggestion i hypnos på det traumatiska elementet (så länge det finns en!) och väcker den till liv upprepade gånger, tills utmattad. Effekten av båda metoderna är inte helt förståelig för mig. Jag misstänker att båda mer eller mindre missar införlivandet som åtföljer det. I ett av mina fall, att jag behandlade så här, det var klart för mig; kvinnan berömde främst den vänlighet med vilken jag intresserade mig för hennes angelägenheter. Jag plågade en annan i två pass utan att hon hade den minsta visuella bild, och det var först när jag direkt frågade henne om drömmar och sexualitet som hon började leva. Vad är allvarligt med detta?, det är att Bezzola motarbetar dig i djupaste blindhet, och han har också redan börjat ljuga om mig. Du kände igen hans karaktär bättre än jag — en liten och […]. Motstånd och splittring inom ditt eget läger är det värsta.

Från din Material Bleuler sa att hon var underbar - eller så finns de kopplingarna verkligen i henne, eller så kan vi lägga dem överallt? Detta sista stick svider fortfarande då och då hos Bleuler, men det är ofarligt. Han skriver för närvarande på sitt arbete på dem. före, som vi har rätt att otåligt vänta på. Han säkerställer fortsättningen av det stora "freudianska slaget".

I det senaste numret av Tidskrift för hela vetenskapen om straffrätt [Allmän översyn av straffrätten], Heilbronner 5 i Utrecht lämnade in faktadiagnosen 6 till en detaljerad granskning. Jag skickar den till dig samtidigt som Isserlins recension. Få, mycket hedrad professor, bästa hälsningar från din alltid hängivna

Young.


1. Wilhelm Jensen (1837-1911), tysk dramatiker och romanförfattare, ursprungligen från Holstein, som var mycket läst på sin tid. Se Freuds efterord till hans studie om Material.

2. Heymann Steinthal (1823-1899), tysk filolog och filosof, vars verk Jung ofta citerar i Metamorfoser och symboler för libido. Steinthal var redaktör för Tidskrift för etnisk psykologi och lingvistik [Journal of People's Psychology and Linguistics], Berlin. Se hans uppsats Den ursprungliga formen av legenden om Prometheus. [Den ursprungliga formen av legenden om Prometheus], ibid., flyg. II, 1862, p. 5 och 20 kvm, där han behandlar fågelns symbolik. Se även 27 F n. 7.

3. "Om reproduktionsstörningarna i associationsexperimentet" [Om reproduktionsstörningar i föreningen erfarenhet], Journal of Psychology and Neurology, flyg. IX, 1907, G.W., 2.

4- Jfr. 19 J, n. 2.

5. Karl Heilbronner, «Grunderna i psykologiska Tatbes- tanddiagnostik » [Grunderna för psykologisk diagnos för att fastställa fakta], flyg. XXVII, 1907. Heilbronner (1869-1914), tysk psykiater, ledde Utrecht University Clinic.

6. "Den psykologiska diagnosen av brottet" [Psykologisk diagnos för att fastställa fakta i juridiska frågor], Rättspsykiatriska gränsfrågor, flyg. IV, 1906, G.W., 2.

23-05-1907 Freud à Jung

25 F

23 mer 07.

Kära och hedrade kollega,

Puisque vous me faites attendre si longtemps une réaction à la Material, Jag måste tro att du är djupt engagerad i att arbeta med dem. pr., och jag vill inte få dig att vänta längre på min information.

Je vois deux problèmes dans votre écrit : en) ce que doit signifier la rétraction de la libido loin de l’objet, b) quelles sont les différences entre la projection paranoïaque à l’extérieur et d’autres projections. Je vais vous dire ce que j’en pense.

en) Je ne crois inte que la libido se retire de l’objet réel pour se jeter sur la représentation fantasmatique remplaçante, avec laquelle elle mène ensuite son jeu auto-érotique. D’après le sens des mots en effet, elle n’est pas auto-érotique aussi longtemps qu’elle a un objet, que ce soit un objet réel ou fantasmatique. Je crois au contraire que la libido quitte la représentation d’objet, laquelle, par là précisément dénuée de l’investissement qui la désignait comme intérieure, peut être traitée comme une per­ception et projetée vers l’extérieur. Elle peut alors pour ainsi dire être accueillie froidement pendant un moment, et soumise à l’épreuve de réalité habituelle. « On dit de moi que j’aime le coït. Eh bien on le dit, mais ce n’est pas vrai. » Le refoulement réussi irait jusque-là, la libido devenue libre se manifesterait alors sur un quelconque mode auto-érotique comme dans l’enfance. — Je crois que tous nos malentendus proviennent de ce que je n’ai pas assez accentué le caractère en deux temps du processus, la décomposition en refoulement de la libido et en retour de la libido.

On peut alors construire 3 cas. 1) Le refoulement selon le processus décrit réussit définitivement, c’est alors le dérou­lement qui semble caractéristique de la dem. pr. La représen­tation d’objet projetée n’apparaît peut-être que passagèrement dans l’ « idée délirante », la libido s’épuise définitivement en auto-érotisme, la psyché s’appauvrit de la manière que vous connaissez si exactement.

2) Eller, lors du retour de la libido (échec de la projection), une partie seulement est dirigée Vers l’auto-érotisme, une autre recherche à nouveau l’objet, qui doit à présent être trouvé à l’extrémité perceptive, et qui est traité comme une perception. Alors l’idée délirante devient plus pressante, la contradiction contre elle toujours plus violente, et tout le combat de défense est livré une nouvelle fois, comme rejet de la réalité (le refoulement se transforme en rejet [Verwerfung]), et cela peut se poursuivre pendant une période, jusqu’à ce que finalement la libido nouvellement arrivante soit quand même jetée vers l’auto-érotique, ou qu’une partie en soit durablement fixée dans le délire dirigé contre le désir d’objet projeté. C’est là, dans des proportions de mélanges variables, le déroulement de la dem. praecox chez le paranoïde, le cas certainement le plus impur et le plus fréquent,

3) Ou bien le refoulement échoue complètement, après être parvenu pendant un moment à la projection du désir d’objet. La libido nouvellement arrivante gagne l’objet désormais devenu perception, produit des idées délirantes extrêmement fortes, la libido se change en croyance, la transformation secon­daire du moi se déclenche; cela donne la paranoïa pure, dans laquelle l’auto-érotisme ne parvient pas à se constituer entiè­rement, mais dont le mécanisme ne devient toutefois expli­cable qu’au moyen de cette série allant jusqu’à la dem. pr. complète.

Voilà les trois schémas que je me représente. Vous verrez bien ce qu’on peut en prouver cliniquement, donc amener à l’existence. J’observe pour l’instant que c’est dans la dem. pr. pure que le retour à l’auto-érotisme se porte le mieux. Ce que vous dites est en effet concluant! Je répète en passant ici que je ne crois pas que les mécanismes connus ne soient démontrables que dans la dem. pr. et non dans la vraie paranoïa comme le pensait Bleuler.

b) Moins claires, parce qu’il me manque les impressions fraîches, sont mes idées sur le problème (b), comment se situe la projection paranoïde par rapport à la projection hystérique et la projection dans l’amentia. C’est certes dans cette dernière qu’on a la réalisation hallucinatoire la plus pure, où l’image de l’objet désiré devient directement perception, par régres­sion, — sans refoulement avec libido surinvestie. Le refoulement concerne ici au contraire le moi contradicteur et la réalité. Il n’y a pas ici non plus d’inversion du signe, le plaisir reste plaisir, il n’est pas changé en déplaisir comme dans la paranoïa. Pour ce type donc — voir mon analyse d’autrefois (1) — deux caractéristiques : pas de refoulement de l’objet désiré, la libido reste (avec une force excessive) à la représentation d’objet. C’est d’ailleurs un retournement subit, non une lutte prolongée et une évolution chronique comme dans la paranoïa (dem. pr.).

Dans l’hystérie, le processus analogue, hallucination de l’idée de ce qui est désiré avec subjugation du moi, a lieu, en tant qu’épisode de courte durée dans la crise, par une régression allant de la représentation d’objet surinvestie à la perception. Cette labilité caractérise l’hystérie. Le refoulé devient, tempo­rairement seulement, le refoulant. Pendant son cours, toute hystérie peut se transformer en psychose aiguë hallucinatoire de l’espèce sus-mentionnée.

I paranoia (qui reste le concept théorique; dem. pr. semble être en effet un terme essentiellement clinique), la repré­sentation de l’objet désiré n’est jamais réalisée directement, ni par la voie de la régression, à cause d’un investissement excessif de libido. Nous avons là d’abord le refoulement par la voie de la projection, avec investissement libidineux diminué, et secondairement seulement le renforcement en hallucination par la libido revenant après le refoulement. Je dois affirmer, même si cela n’est démontrable que sur un bon schéma, que la régression et la projection sont deux processus différents, qui prennent aussi des chemins différents. Ce qui est également caractéristique de la paranoïa, c’est que la régression s’efface autant; l’idée de ce qui est désiré est perçue comme mot entendu, et non comme image visuelle; elle provient donc, par renforce­ment, des processus de pensée. Les hallucinations visuelles, certainement secondaires, m’échappent encore, cela ressemble à une régression secondaire.

Dem destins de la libido, le lieu où elle se localise par rapport au moi et à l’objet, et les variations du refoulement en ce qui concerne la libido, et également le déroulement chronologique de celles-ci, voilà ce qui doit constituer la caractéristique des neuropsychoses [Neuropsychosen] et des psychoses.

Après ces choses plus que difficiles, quelque chose de plus confortable. Auprès de votre fillette de six ans vous aurez certainement appris que l’attentat est un fantasme devenu conscient, comme on en découvre régulièrement au cours de l’analyse, et comme ils m’ont induit à admettre des traumatismes sexuels communs dans l’enfance. La tâche thérapeuti­que consiste alors à retrouver les sources d’où l’enfant a tiré ses connaissances sexuelles. Les enfants donnent en règle générale peu d’indications, mais confirment ce qu’on a deviné et qu’on leur affirme. La recherche dans la famille est indispen­sable. Si cela réussit, cela donne les analyses les plus stimulantes.

Je dois ajouter quelque chose pour Bleuler. L’auto-érotisme est pourtant désigné sans équivoque dans les Tre försök. Psychiquement, si vous voulez, négativement. Le fait que l’enfant ne parle pas vient aussi de ce qu’il se met tout de suite entièrement et pleinement dans le transfert, comme votre observation le montre aussi.

Mon patient de Görlitz est très instructif, comme toutes les erreurs. Tout ce qui a été reconnu subsiste en effet, et la dem. pr. s’y ajoute. Mon gymnasien, de qui je parle dans la Material, qui s’est réfugié auprès de la géométrie, montrait les plus beaux symptômes obsessionnels, les plus magnifiques fantasmes. Lui aussi est resté infantile dans ses organes génitaux. Je l’ai revu il y a quelques mois, en dément apathique.

Med hjärtliga hälsningar och väntar på ditt svar,

uppriktigt hängiven

Dr Freud.


1. Jfr. 11 F, n. 5.

13-05-1907 Jung à Freud

24 J

Burgholzli Zurich, 13. I. 07.

Ärade professor!

Först av allt uppmanar jag paus er att förlåta mig långt som jag själv. Jag kunde inte eller ville inte skriva tidigare, Innan du ser lite tydligare. Jag ville särskilt först välkomna och fullständigt assimilera dina anteckningar om paranoia. Först krönikan! Du kommer snart att lära dig att en Kraepelinian assistent (1) dödade mig i Centraltidning av Gaupp genom en recension av boken om dem. pr.. Du är naturligt inkluderad. Det är rörande för att se hur hjälplöst han kämpar kring saken. Om du inte har Centraltidning, Jag kan skicka det separata nytrycket som jag fick för uppbyggnad. Han var fortfarande tvungen att skriva ett verk om det med flit.. Nu skjuter vi åtminstone kanoner. Men i grund och botten hade affären återigen en effekt på mig, eftersom jag ser hur oändligt svårt det är att kommunicera dina idéer till folket.

Autoeroticism har en ny triumf till sin kredit. Vi genomförde nyligen en analys i en kultiverad och mycket intelligent kataton, som har mycket god introspektion. Hon går alltid stel och utan påverkan och det är svårt att hålla henne på en bra avdelning., eftersom hon ibland smutsar ner av avföring. Hon berättade för oss spontant det sedan hon blev sjuk, hon blir i sina tankar som ett barn, att gamla barndomsminnen strömmar tillbaka, där hon förlorar sig själv helt. När hon smutsar ner med avföring, det är att hon helt enkelt har idén (i ett tillstånd nära’ "frånvaro av tankar") att inte sitta på skåpstolen, men att göra avföring på ett papper på marken. Valde remarquable, hon gjorde detta som barn. Då led hon, sa hon, av förstoppning och hon började bli för trött på sätet; hon skulle då ha börjat göra avföring, alltid på ett papper. I sjukdomen uppträdde också tillstånd av lokal spänning, med onani. Viktig sak, sexualitet i striktare mening verkar inte alls på psyket, men finns kvar i de flesta fall plats och upplevs som något främmande och ovälkommet, eller i vilket fall som helst inget motsvarande förtryck inträffar.

Jag har tänkt på din "syn på paranoia" flera gånger., även i Bleulers sällskap. Att den villfarliga idén tar sitt ursprung i affekt (= libido), Detta är helt förståeligt för oss.. Det verkar dock för mig som om du genom din förklaring av "utåtriktad projektion" bara kan höra uppkomsten av idén om förföljelse.. Men i d. pr. allt projiceras utåt. Vanföreställningar involverar i allmänhet en oordnad blandning av önskeuppfyllelse och hinder. Än så länge, Jag har alltid tyckt att följande analogi är upplysande : den religiösa extatiken, som önskar gudomlighet, en dag ser sig själv uppfyllas av visionen om gudomlighet. Men motsättningen med verkligheten för honom också motsatsen : visshet blir tvivel, djävulens gudomlighet och den sublimerade sexuella njutningen av den mystiska föreningens sexuella ångest, med alla dess historiska spöken. Vi ser här hur begäret direkt skapar projektion mot utsidan, för det finns en önskan om verklighet. Vi kan ganska ofta hitta samma önskan [Önskan] i det omedvetna av det paranoida, förutom att kontrasten tenderar att bli objektiverad. Förföljelsen kompenseras då ofta helt enkelt av en känsla av storhet, som dock mer sällan lyckas framställa objektifieringar. Bland de paranoiaker i dem. pr. Dock, önskeuppfyllelse är mycket vanligare. När du säger att libido drar sig tillbaka från föremålet, du menar nog att hon drar sig ur l’verkligt föremål av normala återflödesskäl (hinder, uppenbar omöjlighet att åstadkomma, etc.) och att det vänder sig mot en fantastisk avgränsning av verkligheten, med vilken hon sedan börjar sitt klassiska autoerotiska pjäs. Projektionen mot den perceptuella extremiteten utgår från det ursprungliga begäret efter verklighet, WHO, om det är ouppnåeligt, skapar sin verklighet i hallucinatoriskt läge. Bara vid psykos blir det fel, genom att endast kontrasten uttrycks objektivt. Var kommer detta ifrån? Det är inte helt klart för mig än., kanske för att kontrastkomponenten förstärks av den normala korrigeringskomponenten. Jag är utomordentligt tacksam för alla korrigeringar du gör i min design. Det är bara genom detta som jag hoppas kunna komma dig närmare.

Bleuler saknar fortfarande en tydlig definition av bilen- erotik och dess specifika psykologiska effekter. Han accepterade dock idén för sin presentation av dem. pr. i manualen 2 d'Aschaffenburg. Det betyder dock inte autoerotism. (av kända skäl), men "autism" eller "ipsism". Enligt min mening, Jag har redan vant mig vid "autoerotism".

Din Görlitz-patient har nu omisskännliga katatoniska symtom på lägsta autoerotiska nivå, han orenar. Detta är vad hans far nyligen skrev till mig. En psykologisk behandling, även en enkel analys är helt utesluten, som jag tyvärr ser ganska ofta varje dag i vår katatonik.

Matare (3) har nu publicerat drömanalyser i det senaste Psykologiska arkiv.

Här tar jag även emot din Material (3). Acceptera mitt hjärtliga tack. ! Jag ska börja läsa direkt med stor förväntan..

Jag har nu en sexårig tjej i analytisk behandling med överdriven onani och lögner., efter en påstådd förförelse av hennes fosterfar. Saken är väldigt komplicerad ! Har du erfarenhet av så små barn?? Förutom en helt färglös och affektlös representation av traumat i medvetandet, Jag lyckas inte få, varken spontant eller genom förslag, den minsta avvikelse åtföljd av affekt. För närvarande, det verkar som om traumat är ett bedrägeri. Men var kan barnet alla sexuella berättelser? Hypnos är bra och djupt, men barnet undviker med största oskuld alla förslag att representera traumat. Detta är det enda som är betydelsefullt : i den första sessionen hallucinerade hon spontant en — ”liten stekkorv, vars fru sa att hon alltid blev större - ». På min fråga var hon såg korven, barnet sa snabbt ”på herr doktor! » Allt vi kan önska oss när det gäller införlivande. Men sedan dess har det sexuella varit helt blockerat. Inga tecken på d. pr. !

Med många respektfulla hälsningar, du är väldigt hängiven

Young.


1. Max Isserlin, "Om pojkar Psychologie der Demens precox och tillämpningen av freudianska forskningsmaximer inom psykopatologi » [På Psychologie de la Dementia precox av Jung och användningen av maximer av Freudiansk forskning i psykopatologi ], Central tidskrift för neurologi och psykiatri, flyg. XXX, n.s. XVIII, mer 1907. Isserlin (1879-1941), de Königsberg, var neurolog i München; han var länge Kraepelins assistent, Han dog i England där han levde som flykting.

2. Jfr. 272 J, n. 7.

3. Alphonse E. Matare, "Försök att tolka några drömmar", Psykologiska arkiv, flyg. VI, 1906. Matare (1882-1971), psychothérapeute suisse, under en tid ordförande för Zürich Association of Psychoanalysis, följde Jung efter den senares brytning med Freud; senare, Maeder utvecklade en teknik för korta analyser och gick med i Oxfordrörelsen.

4- Delirium och drömmar i W:s "Gradiva". Jensen. Ed. ursprung. : Skrifter om tillämpad psykologi, fasci. 1, Leipzig och Wien 1907. Ed. franc., Paris, 1971. Jfr. Jones, II, p. 362. : ”Det var Jung som väckte uppmärksamheten [de Freud] på den här historien, och den senare hade, enligt Jung, skrev sin lilla bok med avsikt för att behaga honom. » Denna korrespondens stöder dock inte på något sätt detta påstående.; kanske Jones förvirrar Material med mängden nyheter superkrafter [Högre makter] från samme Jensen, som Jung faktiskt påpekade för Freud.