Μηνιαία Αρχεία: Μάιος 1907

30-05-1907 Jung à Freud

28 J

Burgholzli Ζυρίχη, 30. Σε. 07.

Τιμήθηκε ο καθηγητής!

Aujourd’hui je ne peux malheureusement que répondre brièvement à votre si aimable lettre, car je suis constamment pris par toutes sortes d’affaires qui concernent la clinique.

Recevez avant tout mon chaleureux merci pour les nouveautés au sujet de Jensen. C’est à peu près comme on pouvait se l’imaginer. Qu’il accuse encore sa médecine, voilà qui est excellent et déjà artériosclérotique de façon inquiétante. Dans le cercle de mes connaissances on lit Υλικά avec volupté. Les femmes sont celles qui comprennent le mieux ce que vous faites, et généralement tout de suite. Seuls ceux qui ont une culture « psychologique » ont des planches devant les yeux.

J’écrirais très volontiers quelque chose pour votre recueil. Cette idée m’est très sympathique. Seulement je ne sais pas quoi. Il faudrait que ce soit quelque chose de convenable. L’article de la Zukunft ou quelque chose de ce genre serait trop mauvais; Harden me l’a extorqué. Je ne l’aurais jamais écrit spontanément. En ce moment ce sont les travaux expé­rimentaux qui me satisfont le plus, et ils ne sont guère adaptés à un cercle élargi de lecteurs. Il n’est toutefois pas exclu que la dementia praecox m’envoie, de sa profondeur inépuisable, quelque chose de bon. A cela s’ajoute comme obstacle que je suis pour l’instant tellement débordé de besognes administra­tives que je trouve à peine le temps nécessaire à mes propres travaux. A plus forte raison n’est-il pas question de me plonger dans le matériau. Une élaboration systématique de la dementia praecox est également impossible pour ces mêmes raisons, car il y faut un temps illimité. Aussi ai-je formé le projet, il y a quelque temps déjà, de modifier ma situation de telle sorte que j’aie davantage de temps libre, pour pouvoir m’adonner entièrement au travail scientifique. Mon projet, qui est vive­ment soutenu par le Pr Bleuler, est que soit adjoint à la cli­nique un laboratoire de psychologie, en tant qu’institut plus ou moins indépendant, dont je serais alors nommé directeur. De cette façon je serais indépendant, libéré des entraves du service dans l’établissement et je pourrais travailler exclusive­ment à ce que je voudrais. A partir de cette situation je tendrais alors à faire séparer le professorat de psychiatrie de la direction de l’établissement. Car les deux ensemble, c’est trop et cela empêche tout travail scientifique productif. Il est vrai que ce pas me ferait quitter la carrière proprement dite d’aliéniste d’asile, mais le dommage ne serait pas si grand. J’aurais de toutes façons le matériel. Et je peux imaginer que j’aurais assez de satisfaction avec le seul travail scientifique. Comme je peux le voir à mes rêves de la dernière période, ce changement a un fond souterrain « métapsychologique-sexuel », qui est transpa­rent pour vous, et dont je me promets aussi une série de sensa­tions de plaisir. Qui connaît votre science a goûté à l’arbre du paradis et est devenu voyant.

Je vous relaterai encore différentes choses prochainement.

Avec mes salutations les plus dévouées,

votre Jung.

26-05-1907 Freud à Jung

27 F

26 περισσότερο 07.

Αγαπητό μου συνάδελφο,

Chaleureux merci de votre éloge de la Υλικά! Δεν θα πιστεύετε πόσο λίγοι άνδρες καταλήξουμε σε κάτι σαν αυτό, Είναι πραγματικά η πρώτη φορά που ακούω για αυτό μια θερμή λέξη. (Όχι, Αυτό δεν πρέπει να άδικο να ξάδελφός σας(?) Riklin.) Cette fois je savais que le petit travail méritait l’éloge; il a été fait en des jours ensoleillés 2 et m’a donné tellement de plaisir à moi-même. Il n’apporte rien de neuf pour nous, mais je crois qu’il nous permet de nous réjouir de notre richesse. Je ne m’attends certes pas à ce qu’il ouvre les yeux à la sévère opposition; depuis longtemps déjà je ne tends plus l’oreille de ce côté-là, et puisque j’espère si peu de chose de la conversion des milieux professionnels, je n’ai porté à vos essais galvanométriques, comme vous l’avez très justement reconnu, qu’un demi-intérêt, de quoi vous m’avez maintenant puni. Une profession de foi comme la vôtre m’est d’ailleurs plus précieuse que l’approbation d’un congrès entier, aussi parce qu’elle m’assure en passant que de futurs congrès me donneront leur approbation.

Si vous vous intéressez au destin de la Υλικά, je vous tien­drai au courant à son sujet. Jusqu’à présent il n’y a eu qu’un compte rendu dans un quotidien viennois 3, élogieux, mais aussi dénué de compréhension et d’affect que pourraient l’être par exemple les propos de vos déments. A un journaliste comme celui-là, qui ne semble pas comprendre l’accentuation pas­sionnée de biens abstraits, cela ne fait rien du tout d’écrire : les mathématiciens racontent que 2X2 font fréquemment 4, ή : 0n nous assure que 2 X 2 ne font habituellement pas 5.

Ce que Jensen lui-même en dit? Il s’est exprimé très aima­blement 4. Dans la première lettre il a exprimé sa joie que, κλπ., et a déclaré que l’analyse avait, pour tout l’essentiel, touché les intentions de la petite œuvre. Par là il n’entendait bien sûr pas notre théorie, de même qu’en général, en vieux monsieur, il semble incapable de comprendre d’autres intentions que ses propres intentions poétiques. Il pensait que la concordance était sans doute à mettre au compte de l’intuition poétique, et qu’il fallait peut-être attribuer une part aux études médicales qu’il a faites au commencement. Dans une deuxième lettre je suis alors devenu indiscret et j’ai demandé des renseignements sur la part subjective du travail poétique, d’où le matériau provenait, où se trouvait sa personne, et d’autres choses. J’appris alors de lui que le relief antique existe effectivement, il en possède une copie par Nanny (5) de Munich, mais n’a jamais vu l’original. C’est lui-même qui a tissé ce fantasme, à savoir que cela représente une Pompéienne; lui-même qui aimait à rêver dans la fournaise de midi à Pompéi et qui est entré une fois là-bas dans un état presque visionnaire. Autrement il ne sait rien sur la provenance du matériau; au cours d’un autre travail le début lui est brusquement venu, il a laissé tout le reste de côté, s’est mis à écrire, n’a jamais été bloqué, a presque tou­jours trouvé les choses comme prêtes et est arrivé à la fin d’un trait. Cela veut sans doute dire que la poursuite de l’analyse mènerait à travers sa propre enfance jusqu’à son propre érotisme le plus intime. Le tout est donc de nouveau fantasme égocentrique.

En conclusion laissez-moi exprimer l’espoir que quelque chose vous adviendra à vous aussi un jour que vous tiendrez pour apte à intéresser un cercle de profanes, et qu’alors vous doterez un peu ma collection plutôt que la Zukunft (6).

Εχετε δίκιο, je me suis tu au sujet de l« oiseau », pour des raisons qui vous sont connues, égards pour l’éditeur et le public, ou votre influence lénifiante, comme vous voulez. Quel­qu’un qui s’occupe du thème sera très reconnaissant de la référence du travail de Steinthal. Ο κινητήρας m’a rendu attentif à un travail dans la revue de Steinthal (7) σε 1869. Entendez- vous la même chose?

Je suis vraiment curieux de voir le travail de Bleuler sur la dem. Il contiendra sans doute un progrès par rapport à la théorie de la sexualité, mais guère le progrès qu’il faut. J’espère qu’il ne rend pas votre travail superflu. Les constructions théoriques que je vous ai envoyées par deux fois (8) ont été pour moi, il faut le dire, une belle torture; ce n’est pas mon genre habituel de travailler ainsi sans matériel d’observation. Mais vous n’avez rien contre de tels théorèmes. Si j’étais plus jeune ou plus riche ou plus insouciant, dans chacun de ces trois cas je m’installe­rais pour trois mois dans votre clinique et ensemble nous pio­cherions cela et en viendrions certainement à bout.

Je n’ai vraiment aucune raison de compter Bezzola et Frank parmi les nôtres. J’en suis bien aise pour B[ezzola] si vous vous êtes débarrassé de lui sans douceur; à en juger d’après ses actes symptomatiques, nous ne lui faisons certaine­ment pas de tort. Le mécanisme de ses succès — s’ils sont dura­bles? bien douteux, — est certainement, comme vous le sup­posez, le transfert, vous dites : transposition. Je crois même que j’ai moi-même exprimé récemment envers vous ce soupçon quand je vous ai écrit pour la première fois à son sujet (9).

Je reçois fort bien vos travaux, abstraction faite de ma réac­tion de ce moment. De moi vous ne devez attendre ces pro­chains temps que la deuxième édition de la Vie quotidienne (vers la fin de juin), dans laquelle est repris l’un ou l’autre de vos exemples (10). Bresler (11) n’a pas envoyé de tirés à part du petit essai sur la religion et la compulsion, dont vous avez juste­ment entendu les exemples le mercredi où vous étiez chez moi. L’éditeur a omis d’en faire! Deux petits essais, qu’on m’a extorqués (12), paraîtront sans doute plus tard seulement.

Je vous remercie beaucoup des deux obus provenant du camp ennemi (13). Je ne suis pas tenté de les garder plus de quel­ques jours encore, jusqu’à ce que je puisse les lire sans affect. Ce n’est que de l’idiotie affective. D’abord ils écrivent comme si nous n’avions jamais communiqué d’analyse de rêve, d’his­toire de cas ni d’explication d’un acte manqué; quand on leur met cependant le nez sur ce matériel de preuves, ils disent : mais ce ne sont pas des preuves, c’est de l’arbitraire. Essayez donc de donner une preuve à quelqu’un qui n’en veut pas! Il n’y a rien à faire avec la logique, on peut dire d’elle ce que Gottfried de Strasbourg, Νομίζω ότι, a irrespectueusement dit du jugement de Dieu :

dass der heilige Christ windschaffen als ein Aermel ist (14).

[que le saint Christ est fait de vent comme une manche].

Mais laissez s’écouler cinq à dix années, et l’analyse « aliquis(15) », qui maintenant n’est pas une preuve, sera devenue une preuve sans que rien n’y soit changé. Rien ne sert ici que continuer et travailler, ne pas gaspiller trop d’énergie à des réfutations, laisser agir la fécondité de nos conceptions contre la stérilité de celles que nous combattons. La hargne ressort d’ailleurs de chaque ligne du travail d’Isserlin. Certaines choses aussi sont vraiment trop bêtes; tout témoigne de l’ignorance.

Et pourtant, soyez tranquille, tout adviendra. Vous vivrez ce moment, si moi je ne le vis pas. Nous ne sommes pas les premiers à devoir attendre qu’on commence à comprendre leur langage. Je pense toujours que nous avons en secret plus de par­tisans que nous ne le savons; je suis persuadé que vous ne serez pas tout seul au congrès d’Amsterdam. A chaque expérience renouvelée de moquerie à notre égard, ma certitude que nous avons quelque chose de grand entre les mains croît. Dans la nécrologie que vous écrirez un jour sur moi (16), n’oubliez pas de me décerner ce témoignage : que toute cette contradiction ne m’a même pas troublé.

Je souhaite que votre chef se rétablisse bientôt, et que votre charge de travail diminue alors. Vos lettres me manquent trop quand vous faites de longues pauses.

Το θερμά σας αφοσιωμένο

Dr Freud.


1. Cette lettre est en partie publiée dans Sigmund Freud, Correspon­dance 1873-1939 et commentée dans Max Schur, Sigmund Freud, p. 298 τετρ.

2. « Il l’a écrite durant ses vacances de l’été 1906, en plein airà Lavaronedans le Tyrol du sud »; Jones, II, p. 302 και 15.

3. De Moritz Necker. Die Zeit, 19 περισσότερο 1907, Jones, II, p. 363.

4. Les lettres de Jensen sont publiées dans : Psychoanalytische Bewegung [Mouvement psychanalytique], Εγώ, 1929, p. 207-211.

5. Illisible dans l’original; dans la lettre de Jensen à laquelle Freud se réfère, le nom est Nanny. Il s’agit du marchand Felix Nanny, dont la boutique d’objets d’art se trouvait à la Türkenstrasse 92 à Munich. La reproduction est sans doute une copie en plâtre; voir illustration hors texte pl. 4. (Le nom apparaît comme étant Narny στην Psychoanaly­tische Bewegung ; στην Αλληλογραφία 1873-1939 il est remplacé par trois points.)

6. La revue hebdomadaire Die Zukunft, fondée et dirigée par Maximi­lian Harden (1861-1927), avait publié en 1905 l’essai « Kryptomnesie » de Jung, 13και έτος, fasc. L, p. 235-334, G.W., Εγώ.

7. Hermann Cohen, « Mythologische Vorstellung von Gott und Seele » [Représentation mythologique de Dieu et de l’âme], Zeitschrift für Völ­kerpsychologie und Sprachwissenschaft, πτήση. VI, 1869, surtout les p. 121 τετρ., sur l’âme comme oiseau. Maeder s’était rapporté à ce passage dans le tra­vail que Jung mentionne supra, cf. 24 J, n. 3. Un peu plus tard, Abraham utilisa les travaux de Cohen et de Stein thaï, cf. 26 J, n. 2, pour son traité Rêve et Mythe, cf. 84 F, n. 2, traité auquel Jung, en retour, se réfère dans Μεταμορφώσεις και σύμβολα της λίμπιντο, μέρος. II, chap.III.

8. Βλ.. 22 F et l’annexe à 25 F.

9. Βλ.. 18 F.

10. Psychopathologie de la Vie quotidienne. Édition originale : Βερολίνο, Karger 1901. Edition française : Παρίσι, Payot, 1960. Les exemples repris de Jung se trouvent aux pages 20, 29, 291.

11. Johannes Bresler (1866-1936), fondateur et éditeur, avec Vorbrodt, του ο Zeitschrift für Religionspsychologie. Βλ.. επίσης 23 F, n. 2.

12. « Zur sexuellen Aufklärung der Kinder » [Les explications sexuelles données aux enfants, σε : la Vie sexuelle, Παρίσι 1969, p. 7 τ.μ.] et « Hyste­rische Phantasien » [Fantasmes hystériques]. Βλ.. 64 F.

13. Βλ.. 24 J, n. 1 (Isserlin), και 26 J, n. 5 (Heilbronner).

14. Poète courtois. Ο Tristan date de 1210 περίπου. Référence de la citation : III, 469-70.

15. « Le merveilleux exemple de Freud dans sa Psychopathologie de la Vie quotidienne, où dans le vers Exoriare aliquis nostris ex ossibus ultor (Énéide, 46a5), Freud parvient à faire remonter l’oubli par son ami du mot aliquis à la période menstruelle qui ne venait pas chez sa maîtresse ». (Νέος, Dementia praecox, § 117.)

16 « Sigmund Freud : ein Nachruf » [Sigmund Freud : notice nécrolo­gique] supplément du dimanche des Basler Nachrichten, année XXXIII, 4o, Bâle, Εγώαυτός Οκτώβριος 1939 (G.W., 15). (Jung ne porte pas le témoignage requis.)

24-05-1907 Jung à Freud

26 J

Burgholzli Ζυρίχη, 24. Σε. 07.

Τιμήθηκε ο καθηγητής!

Σας Υλικά είναι όμορφο! Διάβασα πρόσφατα με ένα κτύπημα. Η σαφήνεια των παρουσιάσεών τους είναι συναρπαστική, και παίρνει, Νομίζω ότι, να χτυπηθεί από επτά φορές τύφλωση από τους θεούς να μην δούμε τέλος. Αλλά η πραγματική οι ψυχίατροι και οι ψυχολόγοι φτάσει όλα! Δεν θα εκπλησσόμουν εάν ακαδημαϊκή πλευρά πάρουμε πίσω όλα τα βλακώδη κοινά μέρη που θέσαμε ήδη εναντίον σας σε αυτή την περίπτωση. Συχνά πρέπει να προσπαθούν να βάλουν πίσω με τις ημέρες πριν από την επανένωση μου ψυχολογικής σκέφτηκε να αντιμετωπίσετε γιατί εμείς διαμαρτυρία εναντίον σας. Πολύ καιρό πριν ότι δεν καταλαβαίνω περισσότερο. Σκέψη μου τότε μου φαίνεται όχι μόνο λανθασμένη και ελλιπή από την άποψη του νου, αλλά πράγματι και των φτωχών και ηθική αξία; Τώρα μου φαίνεται σαν μια μεγάλη ανεντιμότητα στον εαυτό μου. Έτσι είστε μάλλον τέλεια δικαίωμα αναζήτησης επηρεάζει την αντίσταση των αντιπάλων, ειδικά για το σεξ επηρεάζει. Είμαι εξαιρετικά συγκινημένος για να δω τι θα πουν το σεξουαλική συγκρότημα του κοινού σας Υλικά, ακόμη καλά ακίνδυνο από την άποψη αυτή. Τι παίρνει τρελλό το πιο, Θα ήταν ότι εμείς απλώς να αντιμετωπίζει με ευγένεια. Τι Jensen; (1) μόνη?

Μπορώ να σας ζητήσω να μου πείτε κατά τη διάρκεια ποια απόφαση σας διατηρούνται από την λογοτεχνική πλευρά? Μια ερώτηση σάς επιτρέπουν να ανοίγετε, και ίσως θα καταλάβει ότι η κριτική, Γι ' αυτό το συγκρότημα είναι το ίδιο καταπιεσμένος στο Hanold. Γιατί δεν θα πραγματοποιήσει για το κομμάτι από το τραγούδι του το καναρίνι και άλλες αντιλήψεις?

Ο ρόλος του πουλιού είναι επίσης διασκέδαση. Είναι σε κάθε περίπτωση για λόγους ευκρίνεια ότι σας πάει περαιτέρω προς την κατεύθυνση αυτού του συμβόλου. Γνωρίζετε το έργο του Steintlhal (2) σχετικά με τη μυθολογία των πτηνών?

Μου δύο σιωπηλή διαλείμματα από τις τελευταίες φορές εξηγούνται από το γεγονός ότι εγώ είμαι καταπονημένος. Το Pr Bleuler είναι ανήμπορος και βρίσκεται στο μπάνιο για τρεις εβδομάδες. Εν τω μεταξύ έχω σχετικά με την κατεύθυνση του Ιδρύματος και πολλά άλλα πράγματα. Συνέθεσα ακόμα λίγη δουλειά τον τελευταίο καιρό (3), «Παράρτημα διαδρομή»., όπως σας έλεγα. Έπρεπε να αποδειχθεί κάτι με ακρίβεια για τις αναπαραγωγικές διαταραχές, Τούτο είναι αυτονόητο για σας, για μένα πράγματι; Αλλά ό, τι εμείς δεν μπορεί να γράψει με μεγάλα γράμματα στο πίσω μέρος αυτά τα παχύδερμα, δεν καταλαβαίνουν. Θα εξακολουθεί να στείλετε το πράγμα αργότερα και δεν είναι το σπίτι της δεν ξεχάσει, ως τελευταία Αγγλικά σχόλια μου πάνω από την εργασία (4). Μου υποσυνείδητο αισθάνθηκε δυσάρεστα που επηρεάζονται, στη Βιέννη, από ό, τι σας δεν είχε χορηγήσει για να μας ηλεκτρικό σχόλια το συμφέρον το δικό τους. Εκδίκηση που ήταν να έρθει μια μέρα. Εύρεση αργά!

Πρόσφατα συζητώ Bezzola, επίσης ικανοποιητικά. Έχω αναθεωρήσει την υπόθεσή του και εγώ προσωπικά το δοκίμασα αρκετές φορές. Αυτή είναι η αρχική μέθοδος Μπρόιερ και ο Φρόιντ, ενισχύθηκε με την έννοια της ύπνωσης. Έβαλε μια μάσκα με ανθρώπους και κάνει τους φέρει κυρίως οπτικές εικόνες. Έχει κυκλοφορήσει πολλά τραυματικά στοιχεία, το επαναλάβετε έως ότου έχουν εξαντληθεί. Καλά αποτελέσματα, όσο θα μπορούσα να ελέγχουν.

Πολλοί άνθρωποι δοκιμάζουν τους εαυτούς κατάσταση αυτο-ύπνωσης και ζωντανά κατά τη διάρκεια του τραύματος. Μου φαίνεται ότι υπάρχει και confabule, τουλάχιστον αυτό είναι που έκανε έξι χρονών παιδί μου είμαι εργάζονται αυτή τη στιγμή; Αυτή αφηγείται ιστορίες καθαρώς confabulees και αποφεύγει την τραυματική στοιχεία με προσοχή. Αγράμματοι άνθρωποι που είχα μέχρι στιγμής αποτυχίες με αυτή τη μέθοδο. Φρανκ εστίαση από πρόταση σε ύπνωση το τραυματικό στοιχείο (όσο διάστημα υπάρχει ένα!) και το κάνει επανειλημμένα live, μέχρι. Η επίδραση των δύο μεθόδων δεν είναι κατανοητό για μένα. Υποψιάζομαι ότι και οι δύο είναι περισσότερο ή λιγότερο λείπει μεταφοράς που τα συνοδεύει. Σε μία από τις υποθέσεις μου, ότι έχω αντιμετωπίζονται με τον τρόπο αυτό, το πράγμα ήταν ξεκάθαρο για μένα; η γυναίκα κυρίως εξήρε την καλοσύνη με την οποία ήμουν ενδιαφέρονται για την επιχείρησή. Βασανίζεται άλλο κατά τη διάρκεια δύο περιόδων λειτουργίας χωρίς να χρειάζεται η παραμικρή οπτική εικόνα, και όταν ρώτησα άμεσα σχετικά με τα όνειρα και τη σεξουαλικότητα που έχει αρχίσει να γίνει ζωντανό. Υπάρχει σοβαρή σε αυτό, Είναι ότι Bezzola εναντιώνεται σε το βαθιά τύφλωση, και επίσης έχει αρχίσει να ξαπλώσει για μένα. Αναγνωρίζετε καλύτερα τον χαρακτήρα από μένα - λίγο ψυχή και […]. Αντοχή και το τμήμα στο δικό σας στρατόπεδο είναι δεν υπάρχει χειρότερο.

Από σας Υλικά Bleuler είπε ότι ήταν υπέροχο - είτε ότι αυτές οι συνδέσεις που υπάρχουν σε αυτό, ή θα μπορούσε να θέσει τους παντού? Αυτό Τελευταία μαδάει ακόμα τσιμπήματα από καιρό σε καιρό στο Bleuler, αλλά είναι ακίνδυνο. Γράφει αυτήν την περίοδο το έργο του σχετικά με το dem. το θέμα., ότι κάποιος έχει το δικαίωμα να προσβλέπουμε σε. Εξασφαλίζει τη συνέχιση της μεγάλης «φροϋδική μάχη.».

Στο τελευταίο τεύχος του το Κρητικό περιοδικό für die Strafrechtswissenschaft περίπου [Γενική αναθεώρηση του ποινικού δικαίου], Heilbronner 5 Ουτρέχτη υποβλήθηκε για τη διάγνωση της κατάστασης των υποθέσεων 6 αναλυτική κριτική. Θα του στείλω την ίδια στιγμή ότι η κριτική Isserlin. Λήψη, τιμήθηκε ο καθηγητής, τις καλύτερες ευχές σας πάντα ειδική

Νέος.


1. Wilhelm Jensen (1837-1911), Γερμανικός μυθιστοριογράφος και θεατρικός συγγραφέας, αρχικά από το Χολστάιν, Ποιος ήταν εξαιρετικά διαβάσει στην εποχή του. Δείτε το υστερόγραφο του Freud στη μελέτη του για την Υλικά.

2. Heymann Steinthal (1823-1899), Γερμανός φιλόσοφος και φιλόλογος, του οποίου η εργασία αναφέρεται συχνά με Jung στο Μεταμορφώσεις και σύμβολα της λίμπιντο. Steinthal ήταν ο εκδότης του το Κρητικό περιοδικό γούνα Völkerpsychologie und Sprachwissenschaft [Λαών και μιας γλωσσικής αναθεώρησης ψυχολογία], Βερολίνο. Το δοκίμιο Die ursprungliche der μορφή φασκόμηλο von Προμηθέας. [Η αρχική μορφή του μύθου του Προμηθέα], Αυτόθι., πτήση. II, 1862, p. 5 και 20 τ.μ., όπου ασχολείται με το συμβολισμό του πουλιού. Βλέπε επίσης 27 F n. 7.

3. «Über die Reproduktionsstorungen beim Assoziationsexperiment. [Σχετικά με τις διαταραχές της αναπαραγωγής στην εμπειρία του Συλλόγου], Εφημερίδα της Ψυχολογίας και Νευρολογίας, πτήση. IX, 1907, G.W., 2.

4- Βλ.. 19 J, n. 2.

5. Karl Heilbronner, «Πεθαίνουν der βάση ψυχολογικών Tatbes- tandsdiagnostik». [Τα θεμέλια της ψυχολογικής διάγνωσης για τον καθορισμό των πραγματικών περιστατικών], πτήση. XXVII, 1907. Heilbronner (1869-1914), Γερμανός Ψυχίατρος, κατευθύνεται στο νοσοκομείο Πανεπιστημίου της Ουτρέχτης.

6. «Πεθαίνουν ψυχολογική διάγνωση του Tatbestandes» [Η ψυχολογική διάγνωση για τον καθορισμό των πραγματικών περιστατικών σε δικαστικές υποθέσεις], Νομική-psychiatrische Grenzfragen, πτήση. IV, 1906, G.W., 2.

23-05-1907 Freud à Jung

25 F

23 περισσότερο 07.

Αγαπητοί και τίμησε τον συνάδελφό,

Puisque vous me faites attendre si longtemps une réaction à la Υλικά, Πρέπει να πιστεύουν ότι είστε βαθιά συμμετέχουν στις εργασίες σχετικά με dem. pr., και δεν θέλω να περιμένουν περισσότερο τις πληροφορίες μου.

Je vois deux problèmes dans votre écrit : ένα) ce que doit signifier la rétraction de la libido loin de l’objet, β) quelles sont les différences entre la projection paranoïaque à l’extérieur et d’autres projections. Je vais vous dire ce que j’en pense.

ένα) Je ne crois δεν que la libido se retire de l’objet réel pour se jeter sur la représentation fantasmatique remplaçante, avec laquelle elle mène ensuite son jeu auto-érotique. D’après le sens des mots en effet, elle n’est pas auto-érotique aussi longtemps qu’elle a un objet, que ce soit un objet réel ou fantasmatique. Je crois au contraire que la libido quitte la représentation d’objet, laquelle, par là précisément dénuée de l’investissement qui la désignait comme intérieure, peut être traitée comme une per­ception et projetée vers l’extérieur. Elle peut alors pour ainsi dire être accueillie froidement pendant un moment, et soumise à l’épreuve de réalité habituelle. « On dit de moi que j’aime le coït. Eh bien on le dit, mais ce n’est pas vrai. » Le refoulement réussi irait jusque-là, la libido devenue libre se manifesterait alors sur un quelconque mode auto-érotique comme dans l’enfance. — Je crois que tous nos malentendus proviennent de ce que je n’ai pas assez accentué le caractère en deux temps du processus, la décomposition en refoulement de la libido et en retour de la libido.

On peut alors construire 3 cas. 1) Le refoulement selon le processus décrit réussit définitivement, c’est alors le dérou­lement qui semble caractéristique de la dem. pr. La représen­tation d’objet projetée n’apparaît peut-être que passagèrement dans l« idée délirante », la libido s’épuise définitivement en auto-érotisme, la psyché s’appauvrit de la manière que vous connaissez si exactement.

2) Ou bien, lors du retour de la libido (échec de la projection), une partie seulement est dirigée Vers l’auto-érotisme, une autre recherche à nouveau l’objet, qui doit à présent être trouvé à l’extrémité perceptive, et qui est traité comme une perception. Alors l’idée délirante devient plus pressante, la contradiction contre elle toujours plus violente, et tout le combat de défense est livré une nouvelle fois, comme rejet de la réalité (le refoulement se transforme en rejet [Verwerfung]), et cela peut se poursuivre pendant une période, jusqu’à ce que finalement la libido nouvellement arrivante soit quand même jetée vers l’auto-érotique, ou qu’une partie en soit durablement fixée dans le délire dirigé contre le désir d’objet projeté. C’est là, dans des proportions de mélanges variables, le déroulement de la dem. praecox chez le paranoïde, le cas certainement le plus impur et le plus fréquent,

3) Ou bien le refoulement échoue complètement, après être parvenu pendant un moment à la projection du désir d’objet. La libido nouvellement arrivante gagne l’objet désormais devenu perception, produit des idées délirantes extrêmement fortes, la libido se change en croyance, la transformation secon­daire du moi se déclenche; cela donne la paranoïa pure, dans laquelle l’auto-érotisme ne parvient pas à se constituer entiè­rement, mais dont le mécanisme ne devient toutefois expli­cable qu’au moyen de cette série allant jusqu’à la dem. pr. complète.

Voilà les trois schémas que je me représente. Vous verrez bien ce qu’on peut en prouver cliniquement, donc amener à l’existence. J’observe pour l’instant que c’est dans la dem. pr. pure que le retour à l’auto-érotisme se porte le mieux. Ce que vous dites est en effet concluant! Je répète en passant ici que je ne crois pas que les mécanismes connus ne soient démontrables que dans la dem. pr. et non dans la vraie paranoïa comme le pensait Bleuler.

β) Moins claires, parce qu’il me manque les impressions fraîches, sont mes idées sur le problème (β), comment se situe la projection paranoïde par rapport à la projection hystérique et la projection dans l’amentia. C’est certes dans cette dernière qu’on a la réalisation hallucinatoire la plus pure, où l’image de l’objet désiré devient directement perception, με régres­sion, — sans refoulement avec libido surinvestie. Le refoulement concerne ici au contraire le moi contradicteur et la réalité. Il n’y a pas ici non plus d’inversion du signe, le plaisir reste plaisir, il n’est pas changé en déplaisir comme dans la paranoïa. Pour ce type donc — voir mon analyse d’autrefois (1) — deux caractéristiques : pas de refoulement de l’objet désiré, la libido reste (avec une force excessive) à la représentation d’objet. C’est d’ailleurs un retournement subit, non une lutte prolongée et une évolution chronique comme dans la paranoïa (dem. pr.).

Σε υστερία, le processus analogue, hallucination de l’idée de ce qui est désiré avec subjugation du moi, a lieu, en tant qu’épisode de courte durée dans la crise, par une régression allant de la représentation d’objet surinvestie à la perception. Cette labilité caractérise l’hystérie. Le refoulé devient, tempo­rairement seulement, le refoulant. Pendant son cours, toute hystérie peut se transformer en psychose aiguë hallucinatoire de l’espèce sus-mentionnée.

Στην παράνοια (qui reste le concept théorique; dem. pr. semble être en effet un terme essentiellement clinique), la repré­sentation de l’objet désiré n’est jamais réalisée directement, ni par la voie de la régression, à cause d’un investissement excessif de libido. Nous avons là d’abord le refoulement par la voie de la projection, avec investissement libidineux diminué, et secondairement seulement le renforcement en hallucination par la libido revenant après le refoulement. Je dois affirmer, même si cela n’est démontrable que sur un bon schéma, que la régression et la projection sont deux processus différents, qui prennent aussi des chemins différents. Ce qui est également caractéristique de la paranoïa, c’est que la régression s’efface autant; l’idée de ce qui est désiré est perçue comme mot entendu, et non comme image visuelle; elle provient donc, par renforce­ment, des processus de pensée. Les hallucinations visuelles, certainement secondaires, m’échappent encore, cela ressemble à une régression secondaire.

ο destins de la libido, le lieu où elle se localise par rapport au moi et à l’objet, et les variations du refoulement en ce qui concerne la libido, et également le déroulement chronologique de celles-ci, voilà ce qui doit constituer la caractéristique des neuropsychoses [Neuropsychosen] et des psychoses.

Après ces choses plus que difficiles, quelque chose de plus confortable. Auprès de votre fillette de six ans vous aurez certainement appris que l’attentat est un fantasme devenu conscient, comme on en découvre régulièrement au cours de l’analyse, et comme ils m’ont induit à admettre des traumatismes sexuels communs dans l’enfance. La tâche thérapeuti­que consiste alors à retrouver les sources d’où l’enfant a tiré ses connaissances sexuelles. Les enfants donnent en règle générale peu d’indications, mais confirment ce qu’on a deviné et qu’on leur affirme. La recherche dans la famille est indispen­sable. Si cela réussit, cela donne les analyses les plus stimulantes.

Je dois ajouter quelque chose pour Bleuler. L’auto-érotisme est pourtant désigné sans équivoque dans les Trois essais. Psychiquement, si vous voulez, négativement. Le fait que l’enfant ne parle pas vient aussi de ce qu’il se met tout de suite entièrement et pleinement dans le transfert, comme votre observation le montre aussi.

Mon patient de Görlitz est très instructif, comme toutes les erreurs. Tout ce qui a été reconnu subsiste en effet, et la dem. pr. s’y ajoute. Mon gymnasien, de qui je parle dans la Υλικά, qui s’est réfugié auprès de la géométrie, montrait les plus beaux symptômes obsessionnels, les plus magnifiques fantasmes. Lui aussi est resté infantile dans ses organes génitaux. Je l’ai revu il y a quelques mois, en dément apathique.

Avec mes salutations cordiales et dans l’attente de votre réponse,

σας ειλικρινά αφιερωμένο

Dr Freud.


1. Βλ.. 11 F, n. 5.

13-05-1907 Jung à Freud

24 J

Burgholzli Ζυρίχη, 13. Σε. 07.

Τιμήθηκε ο καθηγητής!

Πρώτα από όλα ζητώ να με συγχωρήσετε η μακρά παύση ότι εγώ ο ίδιος. Ότι δεν μπορούσαν ή δεν ήθελε να γράψει νωρίτερα, πριν να δουν λίγο πιο καθαρά. Je voulais surtout d’abord accueillir et assimiler complètement vos notes sur la paranoïa. D’abord la chronique! Vous apprendrez bien­tôt qu’un assistant kraepelinien (1) m’a tué dans le Zentralblatt de Gaupp par une critique du livre sur la dem. pr.. Vous y êtes naturellement compris. C’est touchant de voir comme il se démène tout désemparé autour de la chose. Si vous n’avez pas le Zentralblatt, je peux vous envoyer pour édification le tiré à part que j’ai reçu. Il lui a tout de même fallu écrire exprès un travail là-dessus. Maintenant au moins on tire avec des canons. Mais dans le fond l’affaire a fait une nouvelle fois de l’effet sur moi, puisque je vois comme il est infiniment diffi­cile de communiquer vos idées au peuple.

L’auto-érotisme a un nouveau triomphe à porter à son actif. Nous avons dernièrement réussi une analyse chez une catatonique cultivée et très intelligente, qui possède une très bonne introspection. Elle se promène toujours raide et sans affect et on ne peut qu’avec peine la garder dans un bon département, car elle souille occasionnellement avec des excréments. Elle nous a indiqué spontanément que depuis qu’elle est tombée malade, elle devient dans sa pensée comme un enfant, que de vieux souvenirs infantiles surgissent en masse, dans lesquels elle se perd totalement. Quand elle souille avec des excréments, c’est qu’elle a simplement l’idée (dans un état proche de l« absence de pensées ») de ne pas s’asseoir sur le siège du cabi­net, mais de déféquer sur un papier par terre. Chose remarqua­ble, elle a fait cela étant enfant. Elle souffrait alors, dit-elle, de constipation et elle se fatiguait trop sur le siège; elle aurait alors commencé à déféquer toujours sur un papier. Dans la maladie sont apparus aussi des états d’excitation locale, avec masturbation. Chose significative, la sexualité sensu strictiori n’agit pas du tout sur la psyché, mais reste dans la plupart des cas locale et est ressentie comme quelque chose d’étranger et d’importun, ou en tout cas il ne se produit pas de refoulement correspondant.

J’ai réfléchi à plusieurs reprises à vos « points de vue sur la paranoïa », aussi en compagnie de Bleuler. Que l’idée délirante prenne son origine dans l’affect (= libido), cela nous est tout à fait compréhensible. Il me semble toutefois que par votre expli­cation de la « projection vers l’extérieur » vous ne pouvez enten­dre que la genèse de l’idée de persécution. Mais dans la d. pr. toute chose est projetée vers l’extérieur. Les idées délirantes concernent en général un mélange désordonné d’accomplisse­ment de désir et d’entraves. Jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé éclairante l’analogie suivante : l’extatique religieux, qui désire la divinité, se voit un jour comblé par la vision de la divinité. Mais la contradiction avec la réalité lui apporte aussi le contraire : la certitude devient doute, la divinité diable et le plaisir sexuel sublimé de l’union mystique angoisse sexuelle, avec tous ses fantômes historiques. On voit là comment le désir crée directement la projection vers l’extérieur, parce qu’il y a désir de réalité. On peut assez souvent trouver ce même désir [Wünschen] dans l’inconscient du paranoïaque, à ceci près que le contraste tend à s’objectiver. La persécution est alors souvent simplement compensée par un sentiment de grandeur, qui arrive toutefois moins souvent à produire des objectivations. Chez les paranoïaques de la dem. pr. ωστόσο, l’accomplissement de désir est bien plus fréquent. Quand vous dites que la libido se retire de l’objet, vous voulez sans doute dire qu’elle se retire de η’objet réel pour des raisons normales de refoulement (obstacles, impossibilité évidente de l’accom­plissement, κλπ.) et qu’elle se tourne vers un démarquage fan­tasmatique du réel, avec lequel elle commence alors son jeu auto-érotique classique. La projection vers l’extrémité percep­tive émane du désir originel de réalité, που, s’il est irréalisable, se crée sa réalité sur le mode hallucinatoire. Seulement dans la psychose cela réussit de travers, en ce que seul le contraste s’exprime objectivement. D’où cela vient-il? ce n’est pas encore tout à fait clair pour moi, peut-être de ce que la composante de contraste est renforcée par la composante normale de cor­rection. Je vous suis extraordinairement reconnaissant de toute correction que vous apportez à ma conception. C’est par là uniquement que j’espère pouvoir me rapprocher de vous.

Il manque encore à Bleuler une définition claire de l’auto- érotisme et de ses effets psychologiques spécifiques. Il a cepen­dant accepté la notion pour sa présentation de la dem. pr. dans le manuel 2 d’Aschaffenburg. Il ne veut toutefois pas dire auto-érotisme (pour des raisons connues), mais « autisme » ou « ipsisme ». Κατά τη γνώμη μου, je me suis déjà habitué à « auto-éro­tisme ».

Votre patient de Görlitz a maintenant des symptômes catatoniques indubitables du niveau auto-erotique le plus bas, il souille. C’est ce que son père m’a dernièrement écrit. Un traite­ment psychique, une simple analyse même sont totalement exclus, comme je le vois malheureusement assez souvent cha­que jour chez nos catatoniques.

Maeder (3) a maintenant publié des analyses de rêves dans les dernières Αρχεία Ψυχολογίας.

Voici que je reçois aussi votre Υλικά (3). Recevez mes plus cordiaux remerciements ! Je vais tout de suite me mettre à la lec­ture avec grande impatience.

J’ai à présent en traitement analytique une fillette de six ans avec masturbation excessive et mensonges, après une pré­tendue séduction par son père nourricier. La chose est très compliquée ! Avez-vous de l’expérience avec de si petits enfants? Excepté une représentation tout à fait sans couleurs et sans affects du traumatisme dans la conscience, je ne réussis à obte­nir ni spontanément ni par suggestion la moindre abréaction accompagnée d’affect. Actuellement, on dirait que le trauma­tisme est une duperie. Mais d’où l’enfant connaît-elle toutes les histoires sexuelles? L’hypnose est bonne et profonde, mais l’enfant évite avec la plus grande innocence toutes les sug­gestions à représenter le traumatisme. Il n’y a que ceci de significatif : dans la première séance elle a spontanément hal­luciné une — « petite saucisse à rôtir, dont la femme disait qu’elle devenait toujours plus grosse — ». A ma question où donc elle voyait la saucisse, l’enfant a dit rapidement « sur Monsieur le docteur! » Donc tout ce qu’on peut souhaiter en fait de transposition. Mais depuis lors le sexuel est entièrement bloqué. Pas de signe de d. pr. !

Avec beaucoup de salutations respectueuses, είσαι πολύ αφοσιωμένος

Νέος.


1. Max Isserlin, « Über Jungs Psychologie der Dementia praecox und die Anwendung Freudscher Forschungsmaximen in der Psychopathologie » [Sur la Psychologie de la Dementia praecox de Jung et l’emploi de maximes de recherche freudiennes en psychopathologie ], Central Journal for Neurology and Psychiatry, πτήση. XXX, n.s. XVIII, περισσότερο 1907. Isserlin (1879-1941), de Königsberg, était neurologue à Munich; il fut longtemps l’assistant de Kraepelin, Il mourut en Angleterre où il vivait comme réfu­gié.

2. Βλ.. 272 J, n. 7.

3. Alphonse E. Maeder, « Essai d’interprétation de quelques rêves », Αρχεία Ψυχολογίας, πτήση. VI, 1906. Maeder (1882-1971), psychothéra­peute suisse, pendant quelque temps président de l’Association zurichoise de psychanalyse, Jung ακολούθησε μετά το σπάσιμο με τον Freud; αργότερα, Maeder développa une technique d’analyses courtes et se joi­gnit au mouvement d’Oxford.

4- Délire et rêves dans la « Gradiva » de W. Jensen. Ed. orig. : Συγγραφικό έργο στην εφαρμοσμένη ψυχολογία, fasc. 1, Leipzig et Vienne 1907. Ed. φράγκο., Παρίσι, 1971. Βλ.. Jones, II, p. 362. : « C’était Jung qui avait attiré l’attention [de Freud] sur ce récit, et ce dernier avait, aux dires de Jung, écrit son petit livre exprès pour lui faire plaisir. » La présente correspondance n’étaye cependant en rien cette affirmation; peut-être Jones confond-il la Υλικά avec le volume de nouvelles Übermächte [Puissances supérieures] du même Jensen, que Jung signala en effet à Freud.